Marrakech – La société civile de la Cité ocre a organisé mercredi, un sit-in devant le Consulat de France à Marrakech pour dénoncer fermement l’acte de profanation du drapeau national.

Les militants de la société civile de Marrakech, qui brandissaient le drapeau national et entonnaient en chœur l’hymne national, ont tenu à cette occasion, à exprimer leur indignation face aux agissements de certains individus qui ont brûlé le drapeau national lors d’une manifestation à Paris.

Ils ont par la même occasion, appelé à traduire en justice les auteurs de cet acte « enfantin et lâche », qui constitue une « atteinte grave à l’un des symboles de la souveraineté nationale et à la dignité des Marocains ».

A l’issue de ce sit-in, les représentants de la société civile ont remis au consul de France à Marrakech une lettre adressée au président français M. Emmanuel Macron.

Dans cette lettre, les représentants de la société civile expriment leur indignation devant cet « acte barbare irresponsable et provocateur touchant la dignité de tous les Marocains », relevant que ce comportement barbare offense des générations de Marocains, qui ont consenti d’énormes sacrifices pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, le développement et le progrès du Maroc.

« De telles méthodes provocatrices ne pourront donc atteindre ni la cohésion nationale ni l’attachement inaltérable des Marocains du monde à leur patrie et à leur Roi qu’ils ne cessent d’exprimer à toutes les occasions », souligne la même lettre.

« Les auteurs de cet acte s’attaquent à ce qui fonde notre nation : le vivre-ensemble, la fraternité et l’union autour du Roi et du Trône alaouite », lit-on également dans cette lettre, relevant que cet événement démontre une nouvelle fois la persistance d’une mentalité qui fait appel à la haine et au non-respect des constantes des nations qu’il faut combattre dans le monde entier.

La lettre rappelle que le Code pénal marocain et celui de la République française considèrent que toute atteinte au drapeau national est un acte criminel qui ne peut en aucun cas être considéré comme une expression de la liberté.

Partant de ces principes, ajoute la lettre, « cet acte scandaleux et délibérément provocateur doit être dénoncé fermement par tous les Républicains et ses auteurs poursuivis et châtiés ».

« Nous vous sollicitons et nous souhaitons préciser que votre intervention dans ce dossier ne remettrait pas en cause le principe de la séparation des pouvoirs puisque la justice neutre et indépendante. Mais en tant que Premier Magistrat de la France, nous vous sollicitons en vertu des pouvoirs exceptionnels qui vous sont dévolus que vous contribuerez pour que le tout soit mis en œuvre pour identifier les auteurs de cet acte afin qu’ils aient à en rendre compte devant la justice et à affirmer que nul ne peut s’affranchir des lois de la République », conclut la lettre.

Auteur: Meriem IGASS
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