L’administration du président américain Donald Trump a imposé, vendredi 24 juillet 2026, une nouvelle architecture de droits de douane, comprise entre 10 % et 12,5 %, à l’égard d’une soixantaine de partenaires commerciaux.
Ces nouveaux tarifs se substituent aux droits de douane universels de 10 % qui arrivaient à expiration.
Le motif avancé cette fois : un laxisme présumé à l’égard du travail forcé dans les pays exportateurs. Une soixantaine de pays sont de nouveau concernés. Algérie, Angola, Maroc, Nigéria ou encore Afrique du Sud se voient ainsi soumis à des droits de douane pouvant atteindre 12,5 %.
Le document publié par le bureau américain du commerce prévoit un certain nombre d’exemptions, notamment pour les produits pétroliers et les engrais, qui représentent une part significative des échanges commerciaux avec ces pays. Il est donc difficile, à ce stade, de dresser un bilan chiffré des pertes potentielles pour les États africains.
Plusieurs questions restent en suspens : qu’en est-il des pays avec lesquels les États-Unis ont signé des accords de libre-échange, comme le Maroc ? Cette nouvelle politique interroge également l’Agoa, l’accord de libre-échange entre Washington et plusieurs pays africains, péniblement renouvelé jusqu’au 31 décembre prochain.
Au Maroc, ce sont les semi-conducteurs et les pièces automobiles qui seraient visés par ces nouveaux droits. À l’inverse, Madagascar et le Lesotho, dont l’industrie textile avait été particulièrement touchée par les droits de douane imposés précédemment, sont cette fois épargnés.
En Afrique du Sud, où la hausse de 12,5 % est appliquée, Lizelle Maurice, présidente de la chambre de commerce de la région d’East London – où l’industrie automobile dépend fortement des exportations vers les États-Unis – estime malgré tout que la décision est plutôt positive, meilleure que ce à quoi elle s’attendait.
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Auteur: saber boubaker
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