Les participants à une rencontre, organisée mardi dernier à Alger à l’occasion de la célébration du 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, ont plaidé pour l’intensification et la conjugaison des efforts de la société, toutes franges confondues, pour protéger et promouvoir les droits de l’enfant, et intégrer toutes les questions liées à son avenir dans le processus du développement durable.
A ce propos, la présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance, Meriem Cherfi, a mis en avant l’impératif de renforcer l’action commune sous-tendant l’ensemble des acteurs des différents secteurs concernés, la société civile et des experts en vue de promouvoir les droits des enfants et les prévenir de tous les dangers.
Elle a insisté, dans ce sens, sur l’importance de concrétiser les textes législatifs contenus dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, ratifiée par l’Algérie le 19 décembre 1992. Lors de cette rencontre, organisée par l’ONPPE, en coordination avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance Algérie, Mme Cherfi a passé en revue les mesures et procédures jusque-là prises pour traduire sur le terrain ce texte de loi international, une occasion d’ailleurs pour revisiter le cadre juridique des droits de l’enfant pour l’adapter à l’esprit et aux principes de cette Convention. Intervenant à cette occasion, le représentant de l’UNICEF en Algérie, Marc Lucet, s’est félicité de toutes les réalisations acquises en Algérie en matière de protection de l’enfance, conformément aux clauses de la CIDE, en créant l’ONPPE et en promulguant la loi relative à la protection de l’enfant pour protéger cette frange des dangers qui les guettent, à l’instar de la violence et de l’exploitation infantile, et en se penchant sur la protection sanitaire et éducative, les espaces de divertissement, la lutte contre la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion. Appelant les pays du monde à respecter et à mettre en œuvre les dispositions de la CIDE en vue de protéger les droits de l’enfant et de pallier les insuffisances enregistrées en la matière, M. Lucet a relevé l’impératif d’assurer une égalité de chances.
De son côté, le chef de cabinet du ministère de l’Education nationale, Abdelouahab Guellil, a évoqué les efforts consentis par le secteur, visant essentiellement à renforcer la protection dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, faisant état, à cet égard, de la scolarisation de plus de 98% d’enfants en Algérie.
Pour sa part, le chef de cabinet du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mohamed Sidi Moussa a passé en revue les efforts déployés par le secteur en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant, faisant état de 140 centres de l’enfance assistée et des programmes destinés à la protection et la prise en charge des enfants démunis et leurs familles afin de réduire les disparités sociales.
Le Conseil national des droits de l’homme a aussi insisté sur la poursuite des efforts pour permettre aux enfants de jouir pleinement de tous leurs droits consacrés dans la Convention internationale des droits de l’enfant.
Dans son communiqué, le CNDH a rappelé que l’Algérie avait ratifié la Convention et deux autres protocoles y afférents et promulgué une série de textes notamment la loi 2015.
Auteur: elmoudjahid
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