Les manifestations continuent depuis un mois de porter une revendication essentielle, celle du changement du système. Partis, personnalités, syndicats et associations ont été nombreux à se positionner par rapport à ces marches auxquelles ont participé des millions de citoyens, et tous ont soutenu les demandes exprimées. 

Vendredi, la rue était, une nouvelle fois, en ébullition pour demander le respect de la Constitution et l’instauration d’un régime démocratique basé sur les élections pour un renouvellement du personnel politique.

L’empressement est perceptible dans les rangs des manifestations pour obtenir un changement immédiat, alors que plusieurs voix militent en faveur d’un calendrier progressif. Il y a donc consensus sur la nécessité de fonder une nouvelle République, mais le rythme à imprimer au mouvement continue de susciter des divergences entre les multiples parties.

En effet, l’agenda proposé par le président de la République n’a pas fait l’objet d’une large acceptation et les priorités envisagées ont fait l’objet d’un rejet. Néanmoins, le calendrier est maintenu. Ce sera toujours la conférence nationale qui sera tenue, en premier, cette année, avant que ne soit adoptée une nouvelle Constitution et qu’une présidentielle ne soit organisée au bout du parcours.

Toutes ces démarches sont conditionnées par une préoccupation plus immédiate qu’est la formation d’un nouveau gouvernement à dominante technocrate. L’offre présentée par le Premier ministre, M. Noureddine Bedoui, à l’ensemble de la classe politique, y compris dans l’opposition, ainsi qu’à des personnalités, est l’un des gages d’ouverture vers l’ensemble de la société, pour se départir de tout soupçon de monopolisation des postes de décision. Féminisation et rajeunissement sont les maîtres mots de l’étape actuelle afin d’en finir avec la marginalisation de pans entiers des forces vives de la nation. Espérons que la marche vers ces nobles objectifs ne sera pas longue.

A. M.

Auteur: elmoudjahid
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