Depuis plusieurs semaines, la lutte contre la corruption n’a connu aucun répit reflétant la détermination de l’Etat à poursuivre le processus en toute rigueur dans le cadre de l’assainissement de la vie publique tant l’argent sale a gangréné aussi bien les institutions que les entreprises économique dont nombre de dirigeants sont poursuivis devant les tribunaux.
C’est ainsi que d’anciens hauts responsables de l’Etat sont dans l’obligation de répondre de leurs actes pour avoir touché de pots-de-vin et consenti à l’attribution d’avantages indus à de nombreux patrons ou parce qu’ils sont soupçonnés de détournement de fonds publics.
A l’heure actuelle, l’appareil judiciaire, tout en respectant le principe de la présomption d’innocence, ne cesse de traiter tous les dossiers qui lui sont soumis dans l’objectif d’établir clairement les responsabilités de chacun et de les obliger à restituer les fonds volés.
La lutte contre la corruption ne trouve pas sa genèse uniquement dans le souci de l’Etat de mettre fin à la saignée qui frappe les finances publiques, mais elle exprime également un attachement particulier à la protection des entreprises contre les méfaits de ce phénomène à cause duquel des faillites ne sont même pas exclues ce qui entraînerait des hordes de chômeurs et la perte d’une partie de l’appareil de production.
Un lourd fardeau est légué au gouvernement suite à des comportements imprudents des patrons qui se trouvent en détention préventive, pour des affaires de corruption, car il s’agit de trouver les mécanismes juridiques susceptibles de préserver la bonne marche des entreprises tout en veillant à la sauvegarde des emplois et à la poursuite de la réalisation des programmes lancés.
Si la lutte contre la corruption est érigée au rang de priorité c’est qu’elle entrave aussi les efforts de développement et épuise les ressources de l’Etat.
Ces actions sont de nature à répondre aux attentes des citoyens qui ont salué au cours des marches des dernières semaines, la poursuite de cette tâche hautement symbolique qui s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation du rôle de l’Etat dans la protection du bien de la collectivité. A cet égard, le pays dispose de l’outil juridique pour rapatrier les fonds détournés et transférés à l’étranger, même si cela peut prendre beaucoup de temps.
En effet, la loi relative à la lutte contre la corruption inspirée de la Convention internationale en la matière souligne l’impératif de procéder à une évaluation précise du montant qui serait concerné ainsi qu’à une identification de l’auteur du détournement.
A. M.
Auteur: elmoudjahid
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