Clair, net et précis est cet énoncé du programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. D’abord, il entend donner la priorité à la jeunesse. En fait, il se présentait comme le candidat de la jeunesse et tient à s’acquitter de ses engagements vis-à-vis de cette frange de la société, qui devrait vivre mieux et dans de meilleures conditions, sur l’ensemble du territoire national, en effaçant définitivement les disparités socioéconomiques. Il s’agit, à l’évidence, d’assurer l’équilibre en termes de développement économique pour tous les Algériens, où qu’ils se trouvent. Généraliser le bien-être pour tous les citoyens est un objectif que le gouvernement est tenu d’atteindre. Le président Tebboune en fait même un point d’honneur, il n’y aura pas de citoyens de second ordre, surtout que l’exclusion est vécue par les citoyens victimes, comme un profond sentiment d’injustice.

Oui, des gens qui se sentent victimes d’exclusion existent, tout comme existent des privilégiés, et c’est cette situation qui ne devrait plus exister, car ce sont justement ces privilèges qui font qu’il y en a qui se situe dans une seconde zone. S’agissant des jeunes, cela a été réitéré à l’occasion du dernier Conseil des ministres, par la priorité donnée, désormais, aux politiques de l’éducation, de formation et de l’emploi à destination des jeunes. Un constat sombre a été établi concernant la situation des jeunes, qui se voient encore aujourd’hui exclus d’une pleine citoyenneté socioéconomique. Une série de réformes sera mise en place, en vue de favoriser l’autonomie des jeunes, par des politiques publiques visant à promouvoir l’école, la formation et l’emploi et par conséquent la citoyenneté socioéconomique des jeunes.

Cette idée d’indépendance ne pourrait être effective que si les jeunes accèdent à une indépendance financière, et donc l’accès à un revenu sur le marché du travail. L’enjeu pour l’État est de favoriser l’accès des jeunes à un emploi rémunéré le plus rapidement possible à la fin de leur formation. Cela suppose la mise en place d’instruments pour promouvoir des politiques d’éducation et des politiques de l’emploi, auxquelles viennent s’ajouter les aides publiques, sous différentes formes. Si le président de la République insiste sur la modernisation de l’éducation et de la formation au profit des jeunes, c’est que l’intégration au monde du travail implique que chaque jeune dispose d’un certain niveau de compétences qui lui permet de s’insérer convenablement sur le marché du travail. La réalité objective des disparités est démontrée avec toutes les conséquences désastreuses qu’elles engendrent, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif, d’où l’urgence de parer à la faiblesse de la prise en charge politique, institutionnelle et associative de cette question. Il y a le fatigant débat qu’on se plaît à ressortir à chaque occasion, à tort et à travers, sur les efforts déployés durant de longues années pour instaurer la justice sociale, mais comme cela a été maintes fois expliqué, aujourd’hui, les circonstances et le contexte, sont vraiment différents, tant la réalité du terrain est tout à fait autre chose. L’Algérie a été constamment présentée comme un pays riche tant par ses réalités que ses virtualités, mais cette assertion mérite d’être nuancée, tant que cette richesse ne profite pas à tous.

Farid Bouyahia

Auteur: elmoudjahid
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