L’Algérie de tous les Algériens est à portée d’un scrutin libre et intègre qui marque la fin de l’autoritarisme, de la corruption et du clientélisme participant à la crise de confiance sans pareil entre les gouvernants et le peuple souffrant de la pauvreté et privé de son droit inaliénable au développement économique et social. Au règne de l’oligarchie sans foi, ni loi, mise au banc des accusés pour répondre des crimes économiques jamais connus, succède une nouvelle ère qui interpelle «toutes les parties pour tourner la page du passé et aller vers une nouvelle République avec un nouveau esprit et une nouvelle approche». Dans une conférence de presse, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a fait de la poursuite de la lutte contre la corruption un élément fondamental de son programme qui reconnaît toutefois le rôle important des hommes d’affaires «honnêtes et intègres». «La grâce présidentielle ne touchera pas les personnes impliquées dans des affaires de corruption», a souligné le président pour marquer la volonté de rupture avec un passé révolu. «Engagés pour le changement», comme le traduit clairement l’urne du sursaut patriotique, les Algériens ont rendez-vous avec une nouvelle ère porteuse d’un espoir de rassemblement. «Il est temps de concrétiser les engagements, sans aucune exclusion ou marginalisation, ni intention de vengeance», a indiqué le président faisant table rase des tares d’une gouvernance défaillante. La nouvelle République, pleinement attachée à traduire par les actes les revendications démocratiques du Hirak reconnues légitimes, prône le dialogue sans exclusive. «Je m’adresse directement au Hirak, que j’ai à maintes reprises qualifié de béni, pour lui tendre la main afin d’amorcer un dialogue sérieux au service de l’Algérie et seulement l’Algérie», a souligné M. Tebboune. L’offre de dialogue est également confortée par l’attachement à la Kabylie à laquelle il entend rendre visite. Les fondations de la nouvelle Algérie reposent sur une nouvelle Constitution, engageant un débat national avec les intellectuels, les spécialistes et les acteurs de la société civile, la révision de la loi électorale, la défense de la liberté de la presse «jusqu’au bout» et, surtout, l’intégration des jeunes dans la vie économique et dans le gouvernement qui «comptera dans ses rangs des ministres ne dépassant pas les 26 et 27 ans». Tous ensemble pour construire l’Algérie de la dignité retrouvée et de la grandeur que lui confère son statut de «pays pivot au service de la paix et de la stabilité», loin de toute forme de tutelle ou d’ingérence dont il est loisible de mesurer l’étendue du désastre au Sahel voisin et dans la Libye sœur.
C. L.

Auteur: elmoudjahid
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