Deux personnes ont  péri dans l’effondrement du plafond d’une habitation précaire mitoyenne avec un immeuble situé dans la rue Ben-Dakka-Sadek du quartier colonel Abbès. Ce drame, survenu très tôt hier aux alentours de 6h30 et qui a coûté la vie à deux personnes (un homme et son épouse âgés de 52 et 41 ans), a fait cinq autres victimes, âgées de 2 ans à 44 ans qui ont été transférées à l’hôpital par les éléments de la Protection civile, en coordination avec les services de sécurité. Selon les dernières informations communiquées par la wilaya, trois personnes parmi les blessés ont quitté l’hôpital, après avoir reçu les soins nécessaires. Le wali d’Oran, qui s’est  déplacé sur le lieu du drame, a ordonné l’ouverture d’une enquête, pour déterminer les circonstances à l’origine de cet effondrement tragique et prendre les mesures nécessaires en vue de la prise en charge des victimes. En attendant, les premiers éléments d’informations communiqués par les services de la wilaya indiquent que l’accident mortel aurait été provoqué par l’écroulement du plafond d’un garage squatté par un particulier qui a procédé à des modifications et à des extensions au détriment des parties communes de l’immeuble mitoyen. Au-dessus de ce même garage, trois familles ont érigé des constructions illicites depuis quelques années, ce qui a fragilisé davantage la bâtisse.
L’immeuble mitoyen est actuellement en réfection, assure la direction du logement de la wilaya. Le dossier de l’habitat précaire et des constructions vétustes menaçant ruine dans la wilaya d’Oran constitue un véritable casse-tête pour les différents responsables qui se sont succédé à la tête de l’exécutif local et l’un des problèmes majeurs dont souffre la population. En dépit des multiples programmes d’habitat, lancés par le gouvernement au profit du logement social, destinés, entre autres, à prendre en charge les occupants des habitations vétustes, cet épineux problème n’a pu être réglé et demeure posé, même si des milliers de ménages de cette frange ont été relogés. Outre le programme de 12.000 logements réalisé pour le transfert d’une grande partie de la population du quartier des Planteurs (considéré comme la plus grande ceinture de misère de la ville d’Oran), une opération d’envergure de 8.171 logements sociaux a bénéficié, en 2016, à 1.050 familles dans la commune de Gdyel, dont 629 détentrices de décisions de  pré-affectation. Cette opération a été suivie par une autre similaire ayant touché 2.700 autres familles occupant des habitations menaçant ruine. De façon générale, une majorité des bénéficiaires des opérations de relogement, lancées durant ces dernières années, habitaient des constructions anciennes menaçant ruine, répartis à travers les 12 secteurs urbains. Le nombre des demandes d’accès aux logements publics locatifs a été estimé, il y a 5 années, à 45.000 dans la wilaya d’Oran. En 2019, l’ensemble des programmes de logements distribués (toutes formules confondues) totalise plus de 20.000 unités dans la wilaya d’Oran, contre 5.000  unités en 2015, 3.014  en 2013, 512 en 2012 et seulement 218 en 2011.                                                               
Amel Saher

Auteur: elmoudjahid
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