Les appels à trouver dans les plus brefs délais une issue à la crise que vit le pays, sans le passage par une période de transition, ont été nombreux à émaner de partis, associations et personnalités considérant que c’est là une voie permettant d’organiser rapidement une élection présidentielle et répondre aux aspirations des citoyens revendiquant la restitution du pouvoir au peuple.
La phase pré-électorale consiste à ouvrir les canaux à tous les courants politiques, y compris les représentants du Hirak pour contribuer à l’organisation de ce rendez-vous : tâche à laquelle s’attelle depuis trois semaines le panel en charge du dialogue et de la médiation.
Cette quête exclut toute utilité de la désobéissance civile prônée depuis quelques jours par des manifestants, inspirés en cela par les résidus de la ‘‘bande’’ qui rejettent toute tentative d’issue à la crise par des moyens constitutionnels.
Certains la considèrent même comme une grave escalade dans le cours du mouvement du Hirak qui doit plutôt insister sur la nécessité de trouver des solutions pour protéger des divers risques qu’il encourt. D’autres positions positives sont défendues aussi bien par le sommet de l’Etat que par l’institution militaire, particulièrement le chef d’état-major qui assurent qu’ils sont disposés à accompagner la volonté du peuple détenant la clé de la solution. C’est d’ailleurs pour cette raison que le panel en charge du dialogue intensifie ses efforts pour que les propositions puissent parvenir de la base et de toutes les catégories de la société pour pouvoir bénéficier de la crédibilité et de l’adhésion nécessaires.
Dans ce contexte, l’exclusion d’une quelconque partie n’est pas de mise afin de fédérer toutes les énergies et le slogan invitant au «dégagisme» sont d’ailleurs décriés car considérés injustes aussi bien par les partis de l’ancienne alliance présidentielle que ceux de l’opposition.
Transformer les problèmes en opportunités
Le plaidoyer pour une sortie de crise est un credo réitéré lors de chaque rencontre des cadres de divers partis et associations ces dernières semaines en soulignant que les approches adoptées face à la situation politique actuelle consistent à accompagner le panel dirigé par Karim Younès pour un dialogue.
Des partis ont mentionné qu’ils ne ménageront aucun effort pour l’aider à mener à bien la mission à travers des concertations dont les conclusions seront la base à l’organisation de la prochaine élection présidentielle.
Ce travail sera couronné par une loi sur l’autorité nationale indépendante d’organisation des élections et le code électoral. La supervision du scrutin s’avère ainsi un enjeu capital pour parvenir à sa transparence et la vigilance est de mise depuis la révision des listes électorales jusqu’à l’annonce finale des résultats du vote.
Restituer le pouvoir au peuple
Ce sont là autant de mobiles qui doivent inciter l’ensemble des acteurs politique à la contribution au dialogue devant aboutir à réaliser un changement profond dans tous les domaines même si ce chantier incombe en partie au futur président. Dans l’intervalle, il s’agit de parvenir à des solutions objectives et constructives dans cette conjoncture politique permettant de parvenir à des solutions consensuelles, réalisables et objectives.
Dans ce cadre, l’Instance nationale du dialogue et de la médiation a rencontré récemment un syndicat d’étudiants ainsi que le colonel Youcef Khatib, commandant de la Wilaya IV historique et le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine qui ont valorisé l’action et les efforts consentis jusque-là. L’instance a aussi installé le comité des sages pour apporter une plus-value au processus. Ces initiatives sont perçues en tant que moyen civilisé pour sortir de la crise tout en se soumettant aux impératifs de l’intérêt général car seul le dialogue sérieux peut faire l’objet d’un large consensus. La contribution de diverses parties au processus renforcera l’effort national visant à bâtir une Algérie nouvelles sur des bases démocratiques avec une large participation de tous les citoyens.
Ces derniers soulignent à chaque nouvelle marche l’impératif d’approfondir les réformes et les changements, ce qui se soldera par le renforcement de la sécurité et de la stabilité.
A. M.
Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.