L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) «remettra en cette fin de semaine, ou au plus tard à la fin du mois, son rapport sur la présidentielle du 12 décembre dernier à la Présidence de la République et au Conseil constitutionnel», a indiqué, hier, son chargé de communication, Ali Draâ.
D’emblée, il tiendra à mettre en relief l’implication de l’ensemble des délégués de l’ANIE, autant au niveau central qu’à travers ses démembrements dans les wilayas, dans l’élaboration de ce document qui est sur le point d’être achevé. «La première mouture de ce rapport est déjà peaufiné», relève Draâ, qui souligne que ce n’est là qu’un « avant-projet de rapport devant être soumis à enrichissement par les services juridiques et logistiques» de l’Autorité, et ce, avant sa validation par le président de l’ANIE, Mohamed Charfi. Quant au contenu du rapport, il traite, explique M. Draâ, de l’action de l’ANIE portant notamment sur la validation des dossiers de candidatures au terme de l’examen de l’opération d’assainissement du ficher électoral, de la mise en place au sein de cette structure d’un système informatique de surveillances des élections, des conditions optimisées ayant marqué le jour du vote et, bien évidemment, des résultats ayant été couronnés par l’élection de M. Abdelmadjid Tebboune président de la République.
Le rapport sera, en outre, accompagné d’une série d’observations et propositions émises par les membres de cette Autorité dans l’optique d’un perfectionnement des différents aspects liés à l’organisation des élections. Des propositions devant se décliner d’une part par un ensemble de mesures tendant à favoriser l’émergence d’une culture démocratique et sa vulgarisation au sein de la société et d’autre part par la création d’un observatoire pour l’amélioration de l’acte électoral, que le président de l’Anie avait évoqué lors de sa conférence de presse annonçant les résultats préliminaires de la présidentielle du 12 décembre dernier.
Il va sans dire que l’importance que revêt ce document réside dans le fait que, pour la première fois en Algérie, une autorité indépendant s’est vu confier la mission d’organisation, de supervision et de contrôle d’un rendez-vous électoral. Jouissant de larges prérogatives, l’ANIE a hérité, rappelle-t-on, des attributions de cinq départements ministériels en matière d’organisation et de suivi des élections. La présidentielle du 12 décembre étant pour cette instance une première expérience globalement réussie.
En effet, concernant le processus électoral, il est indéniable que des acquis significatifs ont été enregistrés sur divers plans. Le premier acquis est le retour à la normalité institutionnelle et la résolution dans le strict respect du cadre constitutionnel d’une crise politique née du rejet populaire d’un cinquième mandat de l’ex-président de la République.
L’autre acquis a trait au respect des règles de transparence, d’intégrité et du choix souverain du peuple d’un nouveau président de la République dans un contexte complexe. En effet grâce à une mobilisation sans faille de l’ANIE, instance mise sur pied par décret quelques jours après la convocation du corps électoral et à la faveur de l’accompagnement salué de tous et du Haut commandement de l’institution militaire dans les différentes étapes de ce processus, une nouvelle ère s’ouvre pour le pays, dans un climat de sérénité et de stabilité.
 Karim Aoudia
 

Auteur: elmoudjahid
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