PHOTO : H. LYES – Certains partis politiques sont déjà sur les starting-blocks pour les prochaines échéances électoralesAu niveau des municipalités, certains citoyens, surtout les «sans-parti», ont entamé les discussions pour éventuellement concocter des listes «indépendantes».
Des partis politiques, notamment ceux du pouvoir, des personnalités et des éléments de la «société civile» sont dans les starting-blocks pour ce qui est des futures échéances, en l’occurrence les élections législatives et locales anticipées. Au niveau des municipalités, certains citoyens, surtout les «sans-parti», ont entamé les discussions pour éventuellement concocter des listes «indépendantes».
Si la déclaration du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, faite le 13 décembre, lors de sa première apparition après près de deux mois d’absence, dans laquelle il a indiqué qu’il avait ordonné au gouvernement et à la commission chargée du dossier de préparer la nouvelle loi électorale «dans 10 à 15 jours», avait fait réagir les opposants, ayant conclu que le chef de l’Etat poursuit sa feuille de route malgré le désaveu du référendum sur la Constitution, pour l’autre camp, il s’agit surtout d’une affirmation qui a levé le doute quant à la tenue de ces deux rendez-vous électoraux.
Par conséquent, et comme il est probable que la date de leur tenue soit proche (Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, a conclu que la convocation du corps électoral pourrait intervenir avant le 31 décembre), certains, à l’image par exemple du FLN, qui connaît un certain remous ces derniers temps, veulent d’ores et déjà se placer sur la ligne de départ.
En dehors des partis politiques habitués à ce genre d’exercice, des activistes sont également tentés par la participation à ces législatives, d’une manière désintéressée pour certains, estimant qu’ils peuvent changer le système de l’intérieur, comme c’est le cas pour Al Massar Al Jadid, dont les animateurs se disent du hirak et dont l’activisme accru de ces dernières semaines a été interprété comme une volonté de se placer sur l’échiquier. A défaut de perspectives claires, la crise liée à la pandémie ayant aggravé les choses, certains ont pris fait et cause avec le processus en cours.
C’est dans ce cadre que l’universitaire Reda Deghbar a réagi mardi, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux et destinée à ceux, parmi les activistes du hirak, qui sont tentés par la participation aux législatives et locales prochaines, par rapport à la question de la participation et de la possibilité d’apporter des changements «depuis l’intérieur du système».
Tout en affirmant, d’emblée, que participer aux élections anticipées, «c’est juger que la présidentielle du 12 décembre est légitime», il a expliqué globalement que la Constitution actuelle, ou même la nouvelle qui n’est pas encore en vigueur, ne permettra pas le changement puisque «cela doit passer par l’amendement de la Constitution», dont les dispositions réservent cette prérogative uniquement au Président, selon lui.
Deghbar parle aussi du «déséquilibre» existant dans les Constitutions, actuelle ou nouvelle, entre les pouvoirs, exécutif et législatif, ce qui empêcherait, selon lui, toute tentative de changer les choses. En tout cas, il est clair qu’au fur et à mesure que les rendez-vous électoraux approchent, les polémiques autour de la participation ou pas vont s’accentuer. D’ici là, certains tentent déjà de s’y préparer…
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Auteur: Anis Khecheba
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