Le ministre de l’Energie, M. Mustapha Guitouni, a indiqué que l’Algérie est une référence  en matière de couverture de l’ensemble du territoire national en énergie, et assuré  que la couverture en électricité et gaz a connu, depuis l’année 2000,  un saut «qualitatif» grâce aux différents programmes du Président de la République. «Conséquence de ces efforts, les capacités de production d’électricité sont passées de 6.000 mégawatts en 1999 à
19.000 mégawatts actuellement, soit une couverture en électricité au niveau de l’ensemble du territoire national qui s’élève à 98%», a précisé Mustapha Guitouni dans une allocution prononcée, hier, à l’occasion de la rencontre nationale de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) avec les associations de protection du consommateur.
Selon lui, le secteur a enregistré également une croissance « importante » en matière de distribution du gaz, puisque le taux de raccordement est passé de 30% en 2000 à 62% actuellement, ce qui classe l’Algérie parmi les « premiers » pays dans ce domaine. « L’Etat, garant de ce service public, œuvre à la modernisation de sa gestion tout en assurant l’équité et la justice dans le raccordement aux réseaux énergétiques, autant qu’il consacre le principe d’équilibre entre les intérêts des consommateurs et des opérateurs », a-t-il ajouté.
Le ministre a rappelé, par ailleurs, les investissements consacrés par l’Etat pour le développement des structures de production et de transport de l’électricité et du gaz à travers tout le pays. Ces efforts visent, dira-t-il, à « garantir » aux opérateurs tous les moyens à même de réaliser leurs programmes d’investissement et d’améliorer ainsi le service public, à créer de la richesse et les conditions favorables au développement économique et social. « L’amélioration du service public offert aux consommateurs demeure une opération qui nécessite la contribution permanente de tous les acteurs, dont le consommateur en tant qu’élément actif qui peut, à travers son comportement, influencer sur la qualité du service public», a expliqué Guitouni, qui a mis l’accent à cet effet sur l’importance de l’économie d’énergie et la nécessité de «conjuguer» les efforts de «tous» pour lutter contre le gaspillage et instaurer une société économique qui «préserve» ses richesses et ses biens.
Pour sa part, le directeur général du groupe Sonelgaz a souligné que le groupe qu’il dirige veille, à travers la Société algérienne de distribution du gaz et de l’électricité, à répondre «promptement» et «efficacement» à une demande énergétique de plus en plus «accrue» et «pointue». «Il va sans dire que l’aboutissement de toutes les démarches et la finalité de toutes les entreprises demeure la distribution de l’électricité et du gaz aux meilleures conditions de sécurité, de qualité de livraison et par les meilleures pratiques», a indiqué Mohamed Arkab, pour qui le métier de la distribution de  l’électricité et du gaz n’est pas « comme les autres » du fait qu’il revêt le caractère de service public et qu’il obéit aux critères de «performance» et                                  «d’efficience».
Chiffres à l’appui, le DG de la Sonelgaz a fait savoir que près de 30.000 agents sont mobilisés au service de 9,5 millions de clients en électricité et 5,6 millions de clients en gaz, soit près du tiers de l’effectif global du groupe, et plus de 9.000 électriciens mobilisés à plein temps et faisant face à toutes sortes de difficultés. « Ils veillent sur plus de 339.260 km de réseaux d’électricité et plus de 4.000 en gaz en procédant sans répit à l’entretien de plus de 107.727 km de réseaux de gaz, en vue de garantir une continuité et une qualité de service aux normes et conditions requises », a-t-il révélé, avançant au passage les chiffres de près de 12.000 commerciaux à travers 52 directions de distribution et 366 agences commerciales dont 61 créées entre 2013 et 2018.
De son côté, le président de la CREG a indiqué que cette rencontre constitue une excellente opportunité pour faire état des mesures entrant dans le cadre de la sensibilisation sur les risques liés à la mauvaise utilisation de l’énergie gazière et rappelé à ce propos le nombre « alarmant » de 64 décès enregistrés ces dernières semaines. « C’est pourquoi, les efforts de toutes les parties prenantes doivent être maintenus, voire augmentés pour mettre fin à cette hécatombe humaine », a plaidé Abdelkader Choual, qui soulignera que, lors de cette rencontre, le titulaire des concessions de distribution de l’électricité et du gaz présentera les actions entreprises par ses services en vue de l’amélioration de l’exécution du service public et par voie de conséquence de sa relation avec les consommateurs.
«Il fera part également des différentes contraintes exogènes qu’il rencontre dans l’exercice de ses activités, et qui affectent négativement la qualité de service rendu à ces derniers », a-t-il poursuivi
Salima Ettouahria