L’Assemblée populaire nationale (APN) a repris, jeudi dernier, ses travaux en séance plénière, présidée par M. Mouad Bouchareb, et consacrée aux questions orales. Les questions des députés ont été adressées aux ministres du Travail,de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et des Ressources en eau.
Monde du travail
7 millions de postes créés depuis 1999
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a affirmé, jeudi dernier, que pas moins de 7 millions de postes d’emploi ont été créés entre 1999-2018, dont 3,8 millions dans le cadre du placement classique et 1,7 million dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) et plus d’un million de postes dans le cadre de la création de micro-entreprises.
Concernant le DAIP, lancé en 2008, Mourad Zemali a fait savoir que 400.000 jeunes bénéficient actuellement de ce dispositif et précisé que le secteur «veille» à trouver les moyens à même d’assurer leur insertion permanente dans le monde du travail. En réponse à une question du député Ahmed Taleb Abdallah (PJ) sur la situation de l’emploi dans le sud du pays, le ministre a évoqué la création d’une commission intersectorielle au niveau des wilayas, composée de tous les secteurs concernés par l’emploi, outre la mise en place de mesures à même de conférer davantage de transparence à la gestion des offres et des demandes d’emploi et le renforcement du contrôle du respect, par les entreprises, de la législation et de la réglementation en vigueur, dans le domaine de l’emploi. 11.844 procès-verbaux d’infraction ont été établis en 2018 contre des entreprises et des sociétés à travers ces wilayas. Suite à l’application de ces mesures, «une amélioration notable a été relevée quant à la qualité de prise en charge du dossier de l’emploi dans le sud du pays», a indiqué M. Zemali, estimant que les perspectives de l’emploi «ne se limitent pas au domaine des hydrocarbures, mais s’étendent au monde de l’entrepreneuriat, des différentes industries, de l’agriculture, des métiers, des services et autres.
Plus de 1.800 logements en cours
de réalisation par le FNPOS
Répondant à une autre question du député Hadj Hamadache du FLN, lors d’une plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, sur les procédures relatives au FNPOS, M. Zemali a précisé que le nombre de logements réalisés au niveau national par le FNPOS, de 1998 à 2018, s’élève à 21.368, outre 1.806 unités en cours de réalisation et 962 autres en voie de lancement, soit un total de 24.136 logements.
Ces logements sont destinés aux travailleurs salariés et aux retraités adhérents du Fonds qui contribuent à son financement, a-t-il dit, ajoutant que le montant totalisé par le Fonds grâce aux cotisations de ses adhérents, depuis sa création jusqu’à 2018, est estimé à «156 milliards de DA».
Evoquant les raisons du retard accusé dans la distribution de certains logements finis, M. Zemali a cité «la longue période consacrée à l’opération d’établissement des listes des bénéficiaires dans certaines wilayas, ayant impacté l’opération de distribution», ajoutant que «les listes avaient été établies par les commissions de wilayas spécialisées et approuvées par les commissions centrales ad hoc relevant du Conseil d’administration du FNPOS, lesquelles sont indépendantes de l’administration du fonds, ce qui a nécessité beaucoup de temps pour finaliser cette opération, en vue de réduire le nombre des recours».
Il a souligné, par ailleurs, que le FNPOS «n’a pas été créé pour régler le problème du logement mais pour contribuer à la réalisation de logements ou accorder des aides pour les acquérir, notamment l’aide au logement rural, et ce selon ses capacités». En réponse à une question du député Khelifa Benslimane (Front El-Moustakbal), concernant la situation des travailleurs à temps partiel, M. Zemali a indiqué que le travail à temps partiel (TTP) est une forme de travail réglementaire, en vertu des dispositifs de l’article 12 de la loi n° 11-90 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail, qui prévoit entre autres l’établissement d’un contrat de travail à durée déterminée (CDD), ajoutant que le travailleur à temps partiel «a les mêmes droits et devoirs que le travailleur à temps plein».
Salima Ettouahria
alimentation en Eau potable à Médéa
Toutes les mesures prises
Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a affirmé, jeudi dernier, que toutes les mesures avaient été prises en vue d’améliorer l’alimentation de la wilaya de Médéa en eau potable.
La wilaya de Médéa souffre d’un «déficit structurel» en matière de ressources en eau, une situation qui a amené le ministère de tutelle a consacrer un important programme pour améliorer l’alimentation de cette région en eau potable à travers, notamment, les infrastructures de mobilisation des eaux situées dans les wilayas limitrophes, a indiqué le ministre en réponse à une question du député, Rabah Djedou, du Front du militantisme national (FMN), sur les lacunes enregistrées au niveau de certaines communes de la wilaya en matière d’alimentation en eau potable, lors d’une plénière présidée par le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Mouad Bouchareb. Ces infrastructures, notamment le barrage de Ghrib (Ain-Defla), Koudiet Acerdoun (Bouira), le champ de Birine (Djelfa) et la station de pompage de Chiffa ont permis de couvrir 86% des besoins des habitants de la wilaya en eau potable, a fait savoir le ministre, relevant qu’en sus des eaux mobilisées grâce à ces infrastructures, l’alimentation en eau potable à Médéa s’est renforcée avec les eaux des petits barrages, des forages et des sources.
S’agissant de la question de l’envasement des petits barrages, évoquée par le même député, le ministre a indiqué que l’opération de dévasement des barrages étant coûteuse, le ministère a recouru à l’élévation du niveau de ces retenues. M. Necib a fait état, par ailleurs, de quatre études en cours de préparation afin de doter le parc des barrages de nouvelles infrastructures dont les résultats seront présentés avant la fin de l’année.
Ces projets seront programmés selon la disponibilité des moyens financiers. Le coût global des projets dont a bénéficié la wilaya, y compris les projets réalisés, en cours de réalisation ou sur le point d’être lancés s’élève à 7 milliards de DA, a rappelé le ministre, rappelant qu’un montant de 430 millions DA a été dégagé pour appuyer l’approvisionnement des régions isolées de la wilaya. Grâce à ces efforts, la wilaya de Médéa a enregistré l’été passé «une nette amélioration» en matière d’approvisionnement en eau potable, a ajouté le ministre, précisant que 56 communes sur un total de 64 que compte la wilaya ont bénéficié d’un approvisionnement quotidien, dont 26 communes ont été approvisionnées en eau potable 24 h / 24.
Le ministre a salué les efforts consentis par la police des eaux en matière de lutte contre le phénomène de raccordement anarchique au réseau d’alimentation en eau, des efforts ayant permis de mettre un terme à 400 cas dans la wilaya.
S. E.
Auteur: elmoudjahid
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