Marrakech – La Directrice Exécutive de l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE), Mme Lamia Bazir a plaidé, vendredi à Marrakech, en faveur de la mobilisation collective, de l’engagement effectif et de l’adhésion réelle pour l’amélioration de la situation des enfants et la promotion de leurs droits.
Intervenant à l’ouverture d’une Journée institutionnelle initiée sous le thème « L’enfant au coeur du nouveau modèle de développement », dans le cadre de la 16ème édition du Congrès National des Droits de l’enfant, organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et la Présidence effective de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, Mme Bazir a soutenu que la mobilisation ne suffit pas à elle seule sans un engagement effectif et une adhésion réelle, le développement et l’adoption de nouveaux mécanismes plus efficients et plus efficaces dédiés à la question de l’enfance qui doit être érigée dorénavant en priorité nationale.
Cette question, a-t-elle expliqué, ne doit pas être réduite à une simple approche sociale mais doit constituer une dimension stratégique intégrant les différents programmes et politiques nationales, selon une méthodologie coordonnée et complémentaire, le but ultime étant de « réaliser les ambitions économiques, sociales et culturelles à travers l’investissement dans nos enfants, notre principale richesse actuelle et dans l’avenir, et la promotion de leurs droits conformément aux Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI ».
Elle a aussi indiqué que cette Journée institutionnelle, organisée dans le cadre du Congrès National des Droits de l’Enfant, se veut un moment historique de mobilisation collective, au plus haut niveau, pour réaffirmer l’engagement du Maroc, avec toutes ses composantes, à poursuivre et à renouveler ses engagements pour l’amélioration de la situation des enfants et la promotion de leurs droits.
Mme Bazir a, dans ce sens, souligné que ce Congrès national se veut un moment de courage et de responsabilité pour tous les acteurs, qui ont décidé d’observer un temps d’arrêt pour méditer et procéder à une auto-évaluation volontariste, objective et globale des réalisations dans le domaine de l’enfance.
Dans ce cadre, a-t-elle poursuivi, et à l’initiative de l’ONDE, l’ensemble des départements gouvernementaux ont œuvré pour la préparation du bilan de 30 années de promotion des droits de l’enfant, qui a constitué la base du rapport national préparé par l’Observatoire à cette occasion.
Se félicitant du grand progrès réalisé dans tous les domaines, sur les plans constitutionnel, législatif, économique, social et politique et au niveau des programmes, Mme Bazir a indiqué que ce moment de confiance « nous permettra de prendre connaissance, de manière précise et avec une vision claire, des véritables problèmes et défis à surmonter ainsi que des mesures à prendre pour prospecter l’avenir avec la confiance, l’optimisme et l’enthousiasme nécessaires afin de poursuivre la consolidation des droits de l’enfant et la promotion de l’enfance à même de l’ériger en priorité nationale.
Elle a fait remarquer que cette Journée institutionnelle, qui représente un moment important et central de ce Congrès, et reflète la mobilisation institutionnelle sur les plans quantitatif et qualitatif, se veut une occasion pour une participation active et agissante de l’ensemble des intervenants aux séances thématiques de haut niveau (ministres, hauts responsables, acteurs associatifs et experts) afin de travailler en profondeur et avec minutie, non seulement pour l’analyse de la situation actuelle et du bilan des réalisations, mais aussi « pour l’élaboration et la formulation de recommandations et propositions communes, réalistes et réalisables, à même d’être pour nous tous une base commune et une feuille de route à l’horizon 2030, à laquelle tout un chacun va adhérer pour la protection de nos enfants ».
Mme Bazir a, par ailleurs, rappelé que le Congrès National des Droits de l’Enfant se veut un espace historique créé par Feu Sa Majesté Hassan II après la ratification par le Royaume de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), et a été le fondement de la mise en place de l’ONDE, en tant qu’institution indépendante chargée du suivi et de l’accélération de la mise en oeuvre de la Convention onusienne, sous la Présidence de SAR la Princesse Lalla Meryem qui n’a ménagé aucun effort depuis des décennies pour la promotion des droits des enfants dans le Royaume.
Elle a également précisé que le Congrès National des Droits de l’Enfant a constitué un moment historique pour renforcer la communication et la coordination entre les différents acteurs (départements gouvernementaux, institutions nationales, société civile et experts) pour évaluer les réalisations et mettre en place des stratégies, des politiques et des programmes pour le renforcement et la promotion de la situation des enfants.
Initié par l’ONDE, le 16ème Congrès national des droits de l’enfant a entamé ses travaux, mercredi, à Marrakech. Il se veut l’occasion de célébrer les 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), de dresser le bilan de la situation de l’enfance depuis la ratification de la CIDE par le Maroc et de mobiliser les forces vives du Royaume pour mettre l’enfant au centre du nouveau modèle de développement.
Le Congrès national des droits de l’enfant, dans une démarche à la fois rétrospective et prospective, constitue cette année un événement d’envergure nationale et internationale auquel prennent part plus de 3.000 participants, parmi lesquels les membres de l’Exécutif, des responsables publics, des personnalités onusiennes, des représentants de la société civile et du secteur privé et les enfants eux-mêmes, notamment les enfants parlementaires qui célébreront, dans ce cadre, les 20 ans du Parlement de l’enfant.
Les conclusions et engagements qui seront pris à Marrakech constitueront une nouvelle feuille de route intégrée, permettant ainsi au Maroc d’optimiser son potentiel humain, véritable richesse immatérielle qui accompagne la réalisation de ses ambitions économiques, politiques, sociales et culturelles.
Auteur: Meriem IGASS
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