La décision, présentée comme une mesure contre la propagation du coronavirus, est d’autant plus floue, à leurs yeux, qu’elle n’est pas soutenue par des arguments scientifiques à l’heure où un relâchement total dans le respect des mesures barrières est observé en dehors des écoles.

La décision prise par le ministère de l’Education nationale d’avancer les vacances a suscité l’étonnement et la confusion chez les enseignants ainsi que les élèves et leurs parents.

La décision, présentée comme une mesure contre la propagation du coronavirus, est d’autant plus floue, à leurs yeux, qu’elle n’est pas soutenue par des arguments scientifiques à l’heure où un relâchement total dans le respect des mesures barrières est observé en dehors des écoles.

Ali Benzina, président de l’Organisation nationale des parents d’élèves, se dit extrêmement «surpris» par cette annonce. «Le fait est, nous dit-il, qu’il y a des établissements qui n’ont pas encore terminé les compositions.

Dans le souci d’alléger la pression sur les élèves, ils avaient programmé une épreuve par jour, ils se retrouvent aujourd’hui contraints face à une situation nouvelle. D’autres viennent à peine de terminer les épreuves du premier trimestre, les élèves se retrouvent ainsi privés des corrigés.

C’est antipédagogique dans la mesure où les élèves ne pourront pas apprendre de leurs erreurs. Nous en avons d’ailleurs eu l’amère expérience l’année passée.»

Par rapport à la menace d’une quatrième vague de contamination, il estime que la priorité est à donner aux lieux publics. «Avant de procéder à la fermeture des écoles, il faut voir du côté des stades et des hammams.

Cela me paraît illogique de fermer les écoles, alors qu’il y a un relâchement et un non-respect des mesures barrières partout ailleurs», s’étonne-t-il.

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Auteur: Anis Khecheba
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