
Les étudiants algériens désireux de poursuivre une formation en mastère et en doctorat (post-graduation) au sein des universités du pays ne seront plus soumis à un processus de sélection à l’avenir.
Cette annonce a été faite, avant-hier, par le président Tebboune, à l’occasion de la réunion périodique du Conseil des ministres, consacrée en partie à la rentrée universitaire 2020-2021.
Evoquant le volet pédagogique, le président Tebboune est revenu sur «la nécessité d’ouvrir la formation en mastère et en doctorat à tous les étudiants qui le souhaitent, sans sélection», a indiqué un communiqué de la présidence de la République.
A ce propos, le chef de l’Etat, qui compte engager de «profondes» réformes du système universitaire, a évoqué le recours à l’enseignement à distance, qui peut être une formule appropriée à condition qu’elle soit soutenue par les moyens technologiques et satellitaires nationaux.
Il a rappelé, à ce titre, l’importance de connecter l’université à l’économie réelle, avec la possibilité de prestation effective en faveur de ses différents segments. Jusqu’ici, l’accès à des formations post-graduation est soumis à un régime de sélection, souvent entaché de dépassements.
Achèvement de l’année universitaire 2019-2020
Par ailleurs, le Conseil des ministres a pris note d’une présentation du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, se rapportant aux préparatifs de la prochaine rentrée universitaire (2020-2021), dans laquelle il a été également question des modalités d’achèvement de l’année universitaire (2019-2020).
Le chef de l’Etat a tenu à clarifier le besoin de séparer les mesures d’achèvement de l’année universitaire 2019-2020 de celles qui concernent la rentrée universitaire 2020-2021. Il a, à ce sujet, instruit le Premier ministre en vue d’inscrire cette question à l’ordre du jour du prochain Conseil du gouvernement pour faire adopter le programme retenu par le prochain Conseil des ministres.
Dans cet examen, devrait être pris en compte le besoin d’étaler dans le temps le retour aux cours, en tenant compte des impératifs liés aux conditions sanitaires et leur évolution sur le terrain.
Début mars, le président Tebboune avait ordonné la fermeture des écoles des trois cycles d’enseignement, ainsi que des universités et établissements de formation professionnelle afin d’éviter la propagation du coronavirus.
Fin mai, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Chems Eddine Chitour, soulignait que l’année universitaire 2019/2020 «redémarrera vers la fin août, si tout va bien», ajoutant que le retard accusé suite au confinement imposé par la Covid-19 «sera rattrapé pendant près de deux mois, ensuite il y aura les examens».
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Auteur: Anis Khecheba
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