Le commerce électronique et la concurrence sont les deux thématiques principales sur lesquelles se sont appesanties l’enquête annuelle dans les entreprises (EAE) en 2017, produite par l’Institut national de la statistique (INS). Durant cette période, le volet concurrence a été observée au sein des entreprises individuelles et des Sarl (Société anonyme à registration limitée), ou 85,5% des entreprises formelles en activité ont déclaré être en concurrence. Ici « toutes les unités observées ont déclaré être en situation de concurrence. Par contre, seuls les 2/3 des entreprises à capitaux publics sont en concurrence », note l’INS. L’industrie textile, les hôtels et les restaurants étant les secteurs dans lesquels la concurrence a été le plus prononcée. Une concurrence dominée par les produits asiatiques dont chinois : « En effet, 25% des unités estiment que ces derniers sont ceux qui leur font le plus concurrence. Les produits en provenance de l’Union Européenne constituent la troisième menace la plus importante ; 12,2% des entreprises étant concernées, après les produits locaux qui concernent 20,5% des unités ».

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Toujours sur le point de la concurrence, les entreprises qui pratiquent des prix supérieurs à leurs concurrents ont constitué le clou de l’enquête. Ces dernières représentaient alors 20,8% des entreprises en situation de concurrence, avec pour déterminant la non compétitivité-prix de celles-ci. « L’analyse des déterminants de la non compétitivité-prix des entreprises a été faite au moyen de l’estimation d’un modèle probit/logit sur plusieurs catégories de variables susceptibles d’expliquer le phénomène. Il ressort des résultats du modèle que les produits d’origine asiatique ont un impact significatif et positif sur la probabilité que les prix de l’entreprise soient supérieurs à ceux de ses concurrents. Aussi, l’approvisionnement en matières premières et la pression fiscale sont les difficultés évoquées par les entreprises et qui ont un impact significatif et positif sur le risque qu’elles soient non compétitives sur le plan du prix.Notons que s’agissant de la concurrence dans les entreprises, elle est régit par la loi N090/031 du 19 août 1990, révisée par la loi N02015/018 du 21 Décembre 2015 réglemente l’activité commerciale et la concurrence dans les entreprises au Cameroun.

Commerce électronique

Sur ce volet, l’étude de l’INS révèle « qu’un échantillon de 96,8% des entreprises déclarent utiliser au moins un ordinateur dans l’exercice de leur activité. Cependant moins de la moitié du personnel (45,5%) utilise un ordinateur pour usage professionnel ». Notons ici qu’elle varie en fonction des activités Elle est plus élevée dans certains sous-secteurs notamment les banques et assurances (88,9%), la branche « information et communication » (79,8%) et faible dans l’industrie du bois (17,13%) ainsi que dans les industries chimiques (28,76%). L’adoption des ordinateurs entraine de suite l’usage d’une connexion internet. Sur ce point 9 entreprise sur 10 (92,3%) disposent d’une connexion internet (filaire ou sans fil).

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Auteur: Cindy MBALA
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