Décidément, le club phare de Aïn Fouara n’en finit plus avec les frasques du directeur général de la virtuelle SSPA, Hacen Hamar, disant une chose et son contraire le lendemain.

Prenant à la légère une situation des plus critiques, Hamar qui avait avancé le nom de Frank Dumas comme futur coach de l’équipe, fait marche arrière. Ne pouvant répondre aux exigences du français réclamant 80% du salaire en devises, le président de l’entente, n’ayant plus les moyens de la folie des grandeurs se rabat sur Madoui.

Ayant pourtant promis de garder l’ossature de l’équipe, Hamar qui devait renouveler les contrats du noyau de l’équipe bien avant la fin de la saison, ne tient pas ses engagements.

Après les départs de Banouh (JSK), Djabou (MCA), le gardien Zeghba vient de parapher un contrat avec le club saoudien El Wihda. Pour remplacer Zeghba, on reparle de l’ex-gardien de l’ESS, Sofiane Khedairia qui n’a pas brillé à l’USMBA.

Viré du MCA pour des raisons disciplinaires, la carte Haddouche refait bizarrement surface. Gavés par des promesses sans lendemain, Bakir, Badrane, Aiboud et Djahnit, sollicités par des clubs étrangers et certaines formations algériennes où l’argent public coule comme de l’eau, vont sans doute emboîter le pas à leurs ex-partenaires.

Sans le sou, le club criblé de dettes ne peut concrétiser avec les nouvelles recrues. Par respect à nos lecteurs, on ne va pas énumérer les joueurs inscrits dans une chimérique feuille de route. Car il est loisible de lancer les noms de Zemmamouche, de Boutouga, de Lamri, d’Aroussi, de Benkhlifa, de Souibaa, de Tebbi, de Khiat et des autres joueurs dont le recrutement ne dépassera pas le cadre des feuilles jaunes.

Malmené par ses dirigeants, l’ESS pataugeant dans un sable mouvant, voit rouge avec la dangereuse histoire d’Amada attendant la deuxième partie de son dû.

Lié au club pour un bail, Nabil Neghiz n’a pas résilié son contrat. Recruté pour ne rien faire, le cas du Nigérian Ifiani, en congé payé, est en suspens. Depuis la démission de l’ex- directeur administratif et financier (DAF), Rachid Djerroudi, l’administration du club est en «stand-by».

Sollicité pour reprendre du service, Salim Oussaci dont la compétence n’est plus à démontrer a diplomatiquement décliné l’offre. «Je ne peux tourner le dos à l’Entente en pareille circonstance mais il m’est impossible de travailler sans visibilité et clarté», a confié à El Watan, l’ex-arbitre international, ne se débinant pas.

Pour la consommation, des gorges profondes parlent d’un retour de Walid Sadi qui a beaucoup donné à l’entente et à l’équipe nationale du temps de Mohamed Raouraoua.

Selon l’entourage du jeune homme d’affaires, Walid ne reprendra pas les commandes du club sans la révision de la composante de l’assemblée générale «triturée» et l’épuration de tout le passif généré par une désastreuse gestion des dix dernières années.

Pour les supporters faisant du départ de Hacen Hamar leur principale exigence, le sauvetage de l’entente passe par son parrainage par une entreprise nationale.

Craignant le pire pour leur club, les fans, s’expliquant mal le silence radio des responsables locaux ne faisant rien pour aider l’ESS à sortir de l’ornière, ont organisé hier, un sit-in devant le siège de la wilaya : «On ne demande ni la lune ni l’aumône mais une meilleure prise en charge de l’entente qui a de temps honoré les couleurs nationales.

Ce qui est valable pour le MCA, le CSC, la JSS et le CRB où l’argent public coule à flots, doit l’être pour l’ESS», tonnent de nombreux supporters, pointant du doigt le silence des pouvoirs publics ne mesurant pas la gravité de la situation dépassant de loin le cadre sportif, les autorités vont-elles réagir ?

La réponse est dans le camp des responsables, des députés et des sénateurs qui s’affichaient aux premières loges pour assister aux grands rendez-vous d’un aigle noir aux abois.

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Auteur: Anis Khecheba
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