Malgré la consistance  du  budget annuel de cet établissement sanitaire qui est de l’ordre de 200 milliards de centimes, le centre hospitalier ‘’Thami Medjber’’ n’est pas encore doté d’un scanner de l’IRM qui fait défaut, avec d’autres appareils qui sont en panne depuis une décennie jusqu’à l’heure actuelle, n’ont  pas été réparés pour des motifs de négligence, sont abandonnés  aux  services de la cardiologie. Le directeur de la santé a affirmé que la nomination de  cette nouvelle DG s’inscrit dans le cadre du processus normal de fonctionnement de l’administration publique » et constitue une procédure ordinaire de passation de pouvoirs entre cadres supérieurs, du secteur de la santé « . Le directeur s’est dit « confiant que la  nouvelle Directrice générale trouvera, grâce au soutien de tous, les meilleures conditions  réunies pour poursuivre les nobles missions de la santé, notamment la mise en œuvre de son plan de modernisation », qui a enregistré, a-t-il dit, « un avancement notable ». Pour sa part, la nouvelle DG a tenu à « adresser ses remerciements et exprimé toute sa gratitude aux autorités publiques pour la confiance placée en sa personne, en la désignant à la tête de ce secteur sensible  et en cette conjoncture particulièrement ». A ce propos, elle a déclaré, « je m’engage à œuvrer inlassablement et à mettre à profit toute ma compétence et mon expérience au service du développement de cet établissement et à assumer dignement mes responsabilités en vue de parvenir aux plus hauts  niveaux de gestions et maintenir le rythme de performance » le membre de l’exécutif a appelé, en outre, les cadres et agents de ce centre hospitalier à « poursuivre leur travail avec sérieux et abnégation et à consentir davantage d’efforts dans le cadre du strict respect des  lois de la République, en vue de préserver l’économie nationale, notamment dans le contexte actuel ». Pour les contestataires, la nomination de la nouvelle directrice, encore toute jeune, puisqu’elle n’est âgée que de 32 ans, est un non-sens, dans la mesure où celle-ci, ne jouit pas d’un capital d’expérience et d’un long parcours dans la gestion pour administrer un établissement hospitalier du volume de ‘’Thami Medjbeur’’ qui exige un bagage professionnel assez consistant. L’expérience exigée, diront certains, est à même de pouvoir préserver ce qui a été réalisé jusque-là, mais surtout à projeter l’établissement dans le futur, tout en ayant un œil sur la gestion des affaires courantes. Selon le Dr Chenafa, une forme de déliquescence est en train de s’installer dans cet EH, qui en sa qualité d’EPIC, est doté d’un gros budget mais l’investissement demeure faible, comme en témoigne l’absence de scanner, d’IRM, pour ne citer que ces quelques exemples là, alors qu’il aurait été judicieux d’élaborer toute une attractivité par la signature de conventions, la régularisation des recrues de l’ANEM, la création de structures d‘accompagnement, telle qu’une crèche pour les enfants du personnel, l’amélioration de la qualité de la nourriture et bien sur, un minimum de reconnaissance de la part de la tutelle. Ceci dit, les praticiens contestataires tiennent à préciser qu’il ne s’agit pas d’une grève et qu’en aucun cas, les malades ne seront pénalisés.

Auteur: Medjadji Habib
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