Même si la pandémie de Covid-19 a bouleversé les calendriers, il ne devrait pas, en principe, y avoir d’inquiétude pour ceux qui souhaitent poursuivre leurs études en France au titre de l’année universitaire 2020-2021. L’ambassade de France a rouvert ses services consulaires de demande de visa fin juin dernier après 3 mois de fermeture et va traiter prioritairement les étudiants et les chercheurs, comme promis au Maroc.
Pour Saaïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, ces promesses ont été avancées pour faciliter la délivrance du visa aux étudiants marocains inscrits dans les établissements français (voir L’Economiste n°5783 du 16 juin 2020). A condition de l’obtention de l’accord d’inscription dans l’un des établissements français et bien sûr le baccalauréat. Pour les étudiants marocains issus du système mission (AEFE), les bacheliers ont émis leurs vœux dans Parcoursup.
Covid ou pas, cette année encore Campus France a remporté un grand succès. Il a reçu près de 25.000 dossiers de candidatures d’étudiants marocains souhaitant effectuer leurs études en France. Ce chiffre est stable par rapport à la campagne de recrutement 2019. La France représente l’une des destinations privilégiées des bacheliers marocains pour poursuivre leurs études. Plus de 60% d’entre eux choisissent l’Hexagone plutôt qu’une autre destination.
Une fois accepté par l’école ou l’université, l’étudiant doit prendre rendez-vous au bureau de Campus France ainsi qu’au consulat pour sa demande de visa. Ce dernier devra être échangé sur place contre un titre de séjour d’une durée d’une année à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).
L’accès aux prépas et aux grandes écoles intégrées passe généralement par des concours souvent très sélectifs. Le dossier scolaire de l’intéressé est en effet soigneusement analysé par la commission d’évaluation de l’établissement d’accueil, seule à même de se prononcer sur l’acceptation du candidat.
En temps normal, et pour certaines écoles, les étudiants marocains se rendent en France pour passer les concours, mais la crise Covid n’a pas permis cette mobilité. Pour pallier cette situation, la quasi-majorité des écoles françaises vont se contenter seulement des examens écrits qui vont se dérouler au Maroc au profit de plus de 2.500 candidats marocains. Une dizaine de centres d’examen ont été mobilisés dans plusieurs villes pour assurer le déroulement de ces concours.
S’inscrire dans des écoles françaises au Maroc
Aux côtés d’établissements essentiellement basés en France, d’autres se sont établis au Maroc. Les cours y sont prodigués par des professeurs français et délivrant des diplômes français. Il s’agit d’InsaEuromed à Fès, qui a ouvert ses portes à la rentrée 2015, L’Essec aussi s’est implanté à Rabat et propose un Global BBA (Bachelor in business administration), un cursus post-baccalauréat en quatre ans. L’Emlyon business-school installé à Casablanca propose aussi ce programme. On constate en effet que de plus en plus d’écoles françaises veulent se délocaliser, suivant des accords de gouvernement à gouvernement entre les deux pays. Une bonne manière de résoudre les problèmes de visas et de mobilité.
B.B.
Auteur: hlafriqi
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