L’Instance vérité et dignité a montré ses limites, avec le fiasco dans l’organisation des procès relatif aux événements du bassin minier de 2008, surtout que les accusés ont, depuis longtemps, brillé par leur absence, faisant-fi de la justice et des procès qui leur sont intentés… ce qui a conduit à la dilapidation (encore une fois) des deniers de l’Etat.

La juridiction spécialisée en justice transitionnelle auprès du tribunal de première instance de Gafsa a reporté au 10 juillet prochain l’audience dans l’affaire des événements du bassin minier survenus en 2008, en l’absence continue des accusés, comme l’a confirmé le porte-parole des tribunaux de Gafsa, Mohamed Ali Barhoumi.

« La juridiction spécialisée en matière de justice transitionnelle a ordonné d’informer par écrit le ministre de l’Intérieur afin d’activer les mandats d’amener à l’encontre des accusés, conformément à la décision prise lors de la précédente audience, et d’auditionner également d’autres témoins lors de la prochaine audience », a précisé le porte-parole.

Cette cour avait entamé l’examen des premiers dossiers qui lui ont été transmis par l’instance Vérité et Dignité, portant sur les événements du bassin minier de 2008, lors d’une première audience le 28 septembre 2018 et une deuxième le 2 janvier 2019, rappelle-t-on.

Les délégations de Redeyef, Oum Larayes, Metlaoui et Medhilla ont été le théâtre d’un soulèvement populaire contre le chômage généralisé et l’absence de développement matés par l’ancien régime avant janvier 2011, avec plusieurs martyrs et blessés, ainsi que le jugement d’un grand nombre de manifestants, syndicalistes et activistes politiques.

Auteur: L’expert
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.