Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), par la voix de son président, Boualem Amoura, a affirmé que le secteur de l’Éducation dispose de compétences et de cadres en mesure de préparer les examens de fin d’année, quelles que soient les conditions que traverse le pays. D’ailleurs, précise-t-il, «les préparatifs sont en cours pour préparer l’examen de fin du cycle primaire, qui aura lieu au courant du mois de mai prochain, et qui sera suivi de l’examen du fin de cycle moyen BEM, et secondaire pour le baccalauréat, après l’Aïd-El-Fitr». Le président du Satef a souligné l’engagement de l’intersyndicale à garantir la stabilité du secteur, à travers le gel des mouvements de grève durant le troisième trimestre de l’année scolaire en cours, ainsi que le report des revendications socioprofessionnelles des travailleurs en suspens, pour la prochaine année scolaire. Il a également mis en garde contre le risque de répondre aux appels de grève qui ont pour but de paralyser le secteur sous le couvert du mouvement populaire. Il faut dire qu’à plus de deux mois des examens de fin d’année, notamment celui du baccalauréat, les préparatifs s’accélèrent à l’effet de réunir toutes les conditions susceptibles d’assurer le bon déroulement des épreuves. Ainsi, plus de 810.000 élèves sont attendus à l’examen de fin de cycle primaire, plus de 630.000 au Brevet d’enseignement moyen (BEM) et plus de 674.000 sont inscrits pour passer l’examen du baccalauréat 2019, dont près de 40% de candidats libres. Au total, ce sont 2.336 centres d’examens répartis au niveau national, qui ont été aménagés pour accueillir les candidats, ainsi que 70 centres de correction. En revanche, les directions de l’éducation ont mis en place des comités techniques, pour veiller à ce que les centres désignés soient «fonctionnels» et dotés, notamment de générateurs, de photocopieurs et autres équipements de base. Chaque année, le ministère de l’Éducation nationale s’engage à déployer les moyens matériels et humains à même de garantir aux candidats les conditions nécessaires pour le bon déroulement des épreuves des fins des cycles scolaires, en général, et le baccalauréat, en particulier. Pour l’élaboration des sujets du baccalauréat de la session 2019, pas moins de 500 cadres, enseignants et inspecteurs de l’éducation, spécialisés dans différentes matières, ont été mobilisés. Dans cette optique, des instructions fermes ont été données par le département de l’éducation pour le choix des enseignants et inspecteurs chargés de l’élaboration des sujets. Un choix qui exige, entre autres, le facteur expérience comme critère déterminant, outre une qualification en la matière. Il est également nécessaire de respecter les normes pédagogiques dans la formulation des questions des épreuves qui doivent être puisées du programme enseigné au cours de l’année scolaire 2018/2019. Il convient de rappeler que les enseignants et inspecteurs chargés de l’élaboration des sujets d’examens nationaux ont bénéficié, en novembre dernier, d’une formation en vue d’améliorer leurs performances. Une formation qui a permis aux enseignants d’échanger les expériences et expertises sur les critères et indicateurs adoptés pour l’élaboration des sujets, en vue de réduire la marge d’erreur et de concevoir des sujets de qualité aux normes internationales. Ainsi, les futurs candidats du baccalauréat 2019 pourront de ce fait bénéficier des cours de soutien à travers le site web de l’ONEFD, pour aider ces derniers dans la préparation de cet examen. Notons que les cours en question seront assurés par l’Office national d’enseignement et de formation à distance, à partir des adresses suivantes : «http://soutien-scolaire.onefd.edu.dz» et «http://www.onefd.edu.dz/bac.html».
Salima Ettouahria

Auteur: elmoudjahid
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