Chaque algérien fredonne la bande sonore du chef-d’œuvre les Vacances de l’inspecteur Tahar, réalisé par Moussa Haddad, ou garde dans son subconscient la mélodie du film Omar Gatlato, de Merzak Allouache, mais peu sont ceux qui savent que ces musiques ont été composées par Ahmed Malek, pour qui un vibrant hommage est rendu au musée des arts modernes et d’art contemporain (MAMA) à Alger, jusqu’au 31 juillet, à travers une exposition intitulée «Une rétrospective Planète Malek».
Il est de loin l’un des meilleurs compositeurs de l’histoire de l’Algérie contemporaine avec une grande rayonnante à l’international. Pianiste virtuose, il compose pour des émissions de télévision, des documentaires, du théâtre et surtout pour le cinéma.
Il s’intéresse à l’utilisation des technologies nouvelles dans la musique assurant un lien entre la musique traditionnelle algérienne et un courant plus moderniste.
L’exposition propose aux visiteurs une immersion dans la planète de ce grand compositeur à travers des outils personnels de l’artiste, ces instruments de travail, des bandes sonores et vidéos de ses meilleurs compositions, ainsi que des photos et affiches témoignant ses gloires dans les quatre coins du monde.
Les affiches des films sur lesquels Ahmed Malek a travaillé sont placardées aux rayons de la galerie.
On aperçoit des chefs-d’œuvres du septième art algérien, qui a connu ses années de gloire aux années 1970 et 1980, avec notamment sa composition des bandes sonores de plusieurs films d’anthologie, à l’exemple de «Les déracinés», «L’héritage», «Les enfants de Novembre», «Les vacances de l’inspecteur Tahar», «Omar Gatlato», «Leila et ses sœurs» ou encore «Le charbonnier».
Né le 6 Mars 1932 à Bordj El Kiffan, Alger. Ahmed Malek décide de faire une carrière musicale à l’âge de douze ans après le décès de sa mère.
Après avoir fini l’école il s’inscrit au conservatoire d’Alger.
Très tôt, il utilisa sa carrière pour voyager comme au festival d’Helsinki en 1962, à Montréal en 1967, à Osaka au Japon en 1970, à Prague en Tchécoslovaquie, à Cuba et à Baltimore aux Etats-Unis.
Bien qu’il continuât à beaucoup voyager, Ahmed Malek n’arrêta pas d’être actif en Algérie dans les années 1970.
Il fut soliste de flûte de l’orchestre symphonique au Festival Panafricain d’Alger. En 1972, il est honoré du premier prix des «Arts et des lettres de la composition» pour les compositions symphoniques crées pour le 10e anniversaire de l’indépendance. En 1974, Ahmed Malek devint professeur de flûte au conservatoire d’Alger. En 1976, il reçut la médaille d’or au «Panafricain Festival» d’Alger.
Kader Bentounès
Auteur: elmoudjahid
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