Rachid Hamoumi interpelle le gouvernement sur le sort du Code du travail

Le président du Groupe parlementaire du progrès et du socialisme a adressé une question écrite au ministre de l’Inclusion économique, de la ‎Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences. Elle concerne la pénible situation que vivent les ouvriers et ouvrières des entreprises de manutention, principalement les agents de sécurité et de gardiennage ainsi que ceux d’hygiène du secteur privé. Synthèse de la question écrite adressé au ministre Younes Sekkouri.

Pour Rachid Hamoumi, il est absolument inacceptable que le ministre assiste en spectateur impuissant à ce qui se passe dans le monde du travail, notamment en ce qui concerne ces catégories sociales, qui sont exposés, sans la moindre exagération, aux pires formes d’exploitation par leurs employeurs privés. Malheureusement, cela se passe au vu et au su des administrations et des entreprises publiques censées montrer l’exemple en matière de respect du droit du travail.

Le président du Groupe parlementaire du PPS estime qu’il est  un secret de polichinelle  que « la catégorie des ouvrières et ouvriers, dans la plupart des entreprises de manutention, est privée de ses droits sociaux et moraux les plus élémentaires. Et ce du fait que la grande partie de leurs salaires, déjà maigres et ne dépassant pas, dans bien des cas, 700 dirhams par mois, sont sanctionnés par le manque de respect de la loi par les employeurs. C’est ainsi que les heures de travail prévues par la loi sont également largement dépassées, sans aucune compensation pour les heures supplémentaires ».

Et d’ajouter que, « dans le même temps, un certain nombre parmi ces travailleuses et travailleuses sont privés de l’assurance maladie, des congés annuels et des indemnités pour les fêtes nationales et religieuses, chômés et payés.

De même, ils ne sont pas déclarés à la Caisse nationale de Sécurité Sociale, ou, au plus, leur déclaration reste incomplète, en plus de leur exposition au chantage et à la fraude dans le but de les priver de leurs ​​droits à l’ancienneté. Ils demeurent exposés, également, aux licenciements abusifs sans les moindres conséquences, outre les actes inhumains qui en font des opprimés, dans tous les sens du terme ».  

Et Rachid Hamoumi de demander au ministre les mesures qu’il compte entreprendre, et les moyens que vous devez mettre en place afin d’amener toutes les sociétés de manutention, à respecter les cahiers de charge, le Code du travail,  les conventions internationales des droits de l’homme et des accords internationaux adaptés par notre pays et d’imposer le respect du droit syndical, en ce qui concerne, précisément, la catégorie des travailleuses et des travailleurs de ces entreprises.

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Auteur: M’hammed rahal
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