Marrakech – Le célèbre chanteur libanais Marcel Khalifa a gratifié, vendredi soir, à Marrakech, le public d’un concert mémorable dans le cadre de la cérémonie d’ouverture de la 2è édition du Festival de la poésie marocaine.
Dès son entrée sur la scène du mythique Palais Bahia à Marrakech, ce compositeur, chanteur et oudiste, qui se voit lui-même comme un « musicien arabe », fut accueilli par une standing ovation traduisant son immense popularité au Maroc.
Lors de cette soirée, Marcel Khalifa a interprété, avec amour et avec sa voix mélodieuse qui n’a rien perdu de son éclat d’antan, une palette de chansons puisées dans son riche répertoire : Oummi (Ma mère), Rita w’al-Bunduqiya (Rita et le fusil), et Enni ekhtartouka ya watani (Et je t’ai choisie ma Patrie).
Accompagné de son oud, Marcel Khalifa a vite conquis les festivaliers qui répétaient en chœur ses tubes à grand succès et ses chansons d’une portée universelle.
Cet artiste engagé, un fin connaisseur de la poésie arabe, a réussi à faire vibrer plusieurs générations avec des chansons, qui ne prennent aucune ride et dont les paroles sont triés au volet.
« J’ai visité tant de pays et j’ai été en contact avec tant de publics, cependant le public marocain reste unique par son goût raffiné pour la musique authentique », a-t-il confié aux festivaliers.
Dans une allocution prononcée au début de la soirée, cet artiste engagé s’est-il demandé si « la poésie a-t-elle encore un rôle à jouer et une place dans ce monde criminel. Oui », a-t-il affirmé.
« Le poète restera toujours ce magicien, qui envoûte, ce détenteur de secrets, un ambitieux qui rêve de l’impossible et de changer le monde. C’est son destin », a-t-il dit.
S’adressant aux poètes, Marcel Khalifa les exhorte à continuer de rédiger des poèmes et de chanter car la poésie c’est la liberté et c’est la vie et l’homme doit vivre et s’éloigner de la frustration qui génère la haine.
« Je vous salue mes amis les poètes car vous n’avez pas abandonné et vous êtes restés toujours du côté de la poésie », a-t-il insisté.
Emu, il reviendra à ses premières rencontres et ses confidences avec le grand poète palestinien Mahmoud Darwich avec qui ils ont formé un duo prodigieux : lui avec sa voix et sa musique et Darwich avec ses poèmes largement appréciés dans le monde arabe.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le festival a rendu un vibrant hommage à cet artiste qui s’est vu décerner un bouclier d’honneur en reconnaissance de son riche parcours artistique.
Tout en exprimant sa joie de recevoir ce bouclier, cet artiste a souligné qu’il dédie cet hommage au peuple libanais vaillant.
Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI et initiée par la Maison de la Poésie de Marrakech, en partenariat avec le ministère de la Culture, de la jeunesse et du sport et le Cercle de la Culture du gouvernement de Sharjah, la deuxième édition du Festival de la poésie marocaine comporte une série d’activités culturelles et artistiques aussi riches que variées.
Cette manifestation culturelle, qui se poursuit jusqu’au 27 octobre, intervient en consécration des relations de coopération existant entre le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, et le Cercle de la Culture du gouvernement de Sharjah.
Auteur: Meriem IGASS
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