Le Front des forces socialistes (FFS) a plaidé pour un dialogue à travers «une conférence souveraine, un pacte politique, une convention nationale de suivi et de contrôle de la transition», en vue de sortir de la crise politique que traverse le pays, a indiqué hier un communiqué du parti à l’issue d’une session extraordinaire de son Conseil national. Pour le FFS, «cette proposition est la solution à la crise profonde que traverse le pays qui ne se concrétisera que par l’élection d’une assemblée nationale constituante souveraine», précisant que cette assemblée «est une institution collégiale dont les membres sont les représentants du peuple librement élus».  Le parti estime que cette initiative vise à reconstruire un Etat basé sur «la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la non-utilisation de la religion à des fins politiques, le respect de tous les pluralismes et des droits humains».
Il a ajouté, dans le même cadre, que les membres de cette institution collégiale auront pour mission de «rédiger une Constitution qui définit l’organisation et le fonctionnement des institutions», précisant que cette constitution «sera soumise à référendum populaire et une fois élaborée, elle consacrera la rupture définitive avec le régime en place» Par ailleurs, Sofiane Chioukh, membre de l’Instance présidentielle, a déclaré vendredi dernier que «le rendez-vous du 4 juillet est utopique, plus personne n’y croit. L’idée est de prendre le temps, sans s’éterniser pour autant, afin de trouver des solutions pérennes, à savoir l’installation d’institutions solides et représentatives des Algériens et d’aller à des élections crédibles et transparentes». La déclaration a été faite en marge d’une rencontre nationale avec les élus locaux du parti, consacrée à l’examen de la crise politique actuelle. Tout en précisant que cette réunion a ciblé les élus locaux en tant que «premier maillon de la République et de la démocratie comme l’entend le parti», l’intervenant a ajouté que le message essentiel de ce conclave est celui de dire que le parti est en «symbiose avec la révolution pacifique» que le peuple mène depuis plusieurs semaines. «On ne voit pas, pour l’heure, de dialogue et de propositions sérieux en impliquant toutes les composantes de la société algérienne. Il faut une visibilité car il n’est pas dans l’intérêt de l’Algérie que cette situation s’éternise», a-t-il averti. Tout en se félicitant de la nature «pacifique» de la contestation populaire, le membre dirigeant du FFS a noté également «l’ingéniosité» et la « maturité» qui caractérisent les slogans brandis par les manifestants, considérant que ces derniers sont «en train de prouver un éveil politique à même de susciter l’espoir». Le Pr Chioukh a, à ce propos, tenu à relever que «les solutions politiques proposées par le FFS depuis 1963, et face auxquelles le pouvoir a toujours été autiste, sont actuellement à l’ordre du jour», à travers les revendications de la rue, rappelant notamment celles liées à l’ouverture d’une conférence nationale de consensus devant aboutir à «un projet national qui réponde aux aspirations de tous les Algériens». De même que la mise en place d’une IIe République ainsi qu’une Constituante représentative des différents courants politiques et souverainement élue par le peuple.

Auteur: elmoudjahid
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