Le FFS propose la tenue d’une conférence nationale de concertation et de dialogue regroupant les forces « vives » du changement démocratique dans des délais « raisonnables » et précise que cette rencontre servira « d’assise » et de « rampe de lancement » à un « vrai » pacte politique consensuel qui « définira par la suite les contours » du processus de transition démocratique dans le pays. Dans une déclaration rendue publique, hier, et signée par son Premier secrétaire, Hakim Belahcel, le Front des forces socialistes estime en effet que la « nouvelle » dynamique traduite par la « pleine effervescence » constatée au sein de l’opposition (partis politiques, organisations sociales ou syndicales, personnalités nationales,…) ne peut être que « bénéfique » et « salvatrice » pour « accompagner » le peuple dans sa révolution pacifique contre l’ordre établi. « Soucieux de l’impératif du succès de cette initiative de rapprochement politique et conscient de sa portée sur le devenir du pays, nous proposons que cette première rencontre se tienne sans préalables et sans conditions », suggère la formation, laquelle assure sa disposition à « contribuer activement » à mettre en œuvre ce projet politique qui est «salutaire » pour l’avenir du peuple et de la nation. Le parti assure qu’il ne ménagera aucun effort afin de faire aboutir toute initiative politique capable d’inscrire le pays dans un «vrai» processus démocratique de transition, protégé et garanti par l’institution militaire sans que celle-ci interfère dans ses tenants et aboutissants. Pour le FFS, le peuple algérien a « largement » exprimé ses attentes et a « brillamment » développé ses visions du ‘‘comment doit être l’Algérie de demain’’ et décliné d’une manière exhaustive et détaillée les préalables « idoines » afin d’amorcer une « véritable » sortie de crise qui soit la « moins coûteuse » au peuple et au pays.
« Ainsi donc, nous devons immédiatement apporter notre pierre à cet édifice de transition démocratique tout en restant en phase avec les revendications légitimes exprimées par les millions d’Algériennes et d’Algériens », lit-on dans cette déclaration intitulée ‘‘Appel aux forces vives de l’alternative démocratique’’. « Fervent » défenseur du principe du dialogue et des solutions politiques concertées et négociées, le Front des forces socialistes rappelle qu’il a mis en avant depuis bientôt un mois une ‘‘initiative de sortie de crise pour l’avènement de la deuxième République’’ et assure à ce propos qu’il n’est pas resté au stade de propositions et avait déjà entamé un programme de rencontres avec des personnalités nationales et associatives évoluant dans divers horizons. « Aujourd’hui, il est plus qu’indispensable, voire urgent, d’accélérer la cadence de ces rapprochements d’idées et de visions. La multiplication des initiatives politiques de sortie de crise traduit parfaitement la volonté de ces acteurs politiques et sociaux à contribuer efficacement et sincèrement à l’édification d’une nouvelle République qui prendra en charge les attentes et les aspirations légitimes du peuple algérien », note le plus vieux parti d’opposition qui affirme son « entière disponibilité » à les « discuter » et à les «débattre » dans un cadre « approprié » et « favorable » à l’émergence d’une issue « consensuelle » et «adaptée» à la crise multidimensionnelle qui « mine » l’avenir du pays.
S. A. M.
Auteur: elmoudjahid
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