ES : Sofia El Aouni
Safi – « Tarantella », le film du jeune réalisateur marocain Rabii Eljawhari, tiré de la pièce “Death and the Maiden” d’Ariel Dorfman et “Petit, Jo, enfants des rues” du camerounais Daniel Kamwa, d’après le roman d’Evelyne Mpoudi-Ngolle, ont été projetés mardi à la Cité des arts de la ville de Safi dans le cadre du Festival international littérature et cinéma (FILCS).

“Tarantella” qui est une adaptation théâtrale, relate l’histoire d’une rescapée. Une femme détruite par un passé lourd qui a marqué son âme, celle d’un viol répété. Elle prend en otage un homme, qu’elle croit reconnaître par sa voix, comme l’un de ses bourreaux.

Pour le réalisateur, Rabii Eljawhari, le cinéma est un art indépendant, qui parfois prend sa source des œuvres littéraires, avec l’existence d’une relation forte entre les deux genres artistiques.

« Afin de réaliser le film, je me suis inspiré par la pièce théâtrale +Death and the Maiden+ » du dramaturge et essayiste argentino-chilien, Ariel Dorfman, que j’ai adapté d’une manière visuelle afin d’avoir un scénario adapté au 7éme art”, a indiqué M. Eljawhari.

Se félicitant de la sélection de son film dans la compétition du FICLS, Rabii Eljawhari relève que l’importance de ce festival dans le champ cinématographique et littéraire repose sur sa particularité qui relie ces deux modes d’expressions artistiques.

Dans un autre décor, en Afrique centrale, le film “Petit, Jo, enfants des rues” du Camerounais Daniel Kamwa, a aussi ému la présence par la sincérité du sujet et le jeu des acteurs.

Ce film inspiré du roman éponyme d’Evelyne Mpoudi-Ngolle raconte l’histoire de Petit Jo, un nourrisson métisse, aux origines inconnues, qui a été abandonné devant un hôpital. Il est adopté par un père âgé qui meurt à son adolescence. Petit Jo va lutter contre la fatalité pour se forger un avenir digne.

Ce long métrage plein d’émotions est un conte poignant, un cri contre l’injustice sociale et la réalité des pays pauvres. Ce film porte en lui l’espoir pour des millions d’enfants maltraités par la vie.

Quant au réalisateur, Daniel Kamwa il affirme que le festival est une bonne opportunité vu que c’est la première fois qu’il présente son film sorti en 2019, dans le cadre d’un festival de cinéma basé sur le livre et coïncide avec la première présentation du film à un public en dehors du Cameroun”, a relevé M. Kamwa.

Par ailleurs, ”Petit Jo, enfants des rues” valorise les langues maternelles du Cameroun en les employant par les personnages en plus de la langue de molière.

“Tarantella” et “Petit, Jo, enfants des rues” concourent en compétition officielle du festival international cinéma et littérature de Safi, aux côtés de sept autres films, à savoir “La promesse de l’aube”, d’Eric Barbier, “La douleur” d’Emmanuel Finkiel, “Une année chez les français” de Abdelfattah Arrom, “La novia” de Paula Ortiz, “Malek” de Guy Edoin, “Diamond Dust” de Marwan Hamed, “Roses vénéneuses” d’Ahmed Fawzi Saleh, “Anna Karenina” de Karen Shakhnazarov et “Premier amour” de Stepan Burnashev.

Auteur: Meriem IGASS
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