Marrakech – « La justice territoriale et l’effectivité des droits et libertés au Maroc » est le thème d’une conférence organisée, vendredi à Marrakech, à l’initiative de la Commission Régionale des droits de l’Homme (CRDH) de Marrakech-Safi.
Cette rencontre, à laquelle ont pris part notamment des académiciens, des experts en Droits humains, des acteurs politiques et de la société civile, a été l’occasion pour faire la lumière sur les moyens de mise en oeuvre de la régionalisation avancée et d’évoquer les questions liées à la démocratisation des décisions, à la consolidation de la démocratie et de la représentativité, à l’appui aux espaces de la démocrate participative et à la diffusion de la culture de transparence et de reddition des comptes.
Cette Conférence, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion, du renforcement et de la protection des droits de l’Homme, vise aussi l’approfondissement du débat public autour de la mise en oeuvre effective de ces droits afin de contribuer à l’élaboration d’un pacte social favorable à la mise en place du nouveau modèle de développement selon une approche globale et holistique des droits humains.
Pour le président de la CRDH de Marrakech-Safi, Mohamed Mustapha Laarissa, cette rencontre se veut un espace idoine pour débattre d’une « thématique générale qui nous mobilise tous à l’échelle nationale, à savoir celle de l’élaboration d’un nouveau modèle de développement ».
Partant du fait que l’approche des droits de l’Homme est une « entrée fondamentale en la matière », la CRDH de Marrakech-Safi a ainsi opté pour le thème de la justice territoriale en tant que « sujet transversal où tous les droits seront interpellés », a expliqué M. Laarissa.
Et de poursuivre que les travaux de cette rencontre se déclinent en deux volets essentiels, dont le premier est académique en rapport avec la recherche scientifique et les données précises en la matière, à travers une série d’interventions et de contributions de géographes, économistes, juristes et spécialistes.
Le second volet est réservé à l’opinion de la société civile, a-t-il relevé, tout en soulignant l’importance de la complémentarité et le croisement de ces deux points de vues afin d’élaborer un avis à même d’être effectif.
Car, a-t-il enchaîné, « le plus important, aujourd’hui, demeure la manière de rendre effectifs les droits consacrés dans la Constitution et dans les textes législatifs », expliquant que le Maroc dispose, certes, d’un arsenal juridique très important, mais la réalité montre, toutefois, un déficit en matière de respect et d’observation des droits dans toutes leurs générations et toute leur complémentation.
Au menu de cet événement, figuraient une série d’exposés et interventions traitant de thématiques portant notamment sur « La justice territoriale et la question de la régionalisation », « Les disparités sociales et la justice territoriale », « La re-conquête des territoires : justice territoriale et développement durable », « Justice territoriale : approche juridique » et « L’innovation socio-économique ».
D’autre part, le programme prévoyait des exposés traitant ce sujet de l’angle de la société civile, en focalisant essentiellement sur des thèmes inhérents au droit à la ville, à l’édification participative et à l’élaboration d’un nouveau modèle de développement territorial.
Auteur: Meriem IGASS
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