La Fondation du 8-Mai 1945 a salué l’initiative de la Justice algérienne quant à l’ouverture des dossiers de corruption «au niveau central et local et l’engagement de poursuites judiciaires à l’encontre de ces corrompus». Dans un communiqué rendu public jeudi dernier, la Fondation s’est également félicitée de «la libération du système judiciaire des pressions qui lui étaient imposées depuis longtemps par des forces non constitutionnelles». Elle a appelé, dans ce même contexte, les instances compétentes de l’Etat à œuvrer pour le recouvrement de l’argent du peuple, pillé et déposé illégalement dans les banques étrangères. A noter, d’autre part, que la Fondation 8-Mai 1945 a mis l’accent sur toute l’importance de «protéger les cadres honnêtes, intègres et sincères qui font prévaloir les intérêts du pays et du peuple». Autre question importante à mettre en exergue, la Fondation du 8-Mai 1945 a fait part de «son grand souci» et de son engagement «ferme et solennel » pour contribuer activement à toute tentative sérieuse visant à «surmonter la situation politique que vit le pays et à consacrer une transition démocratique harmonieuse», a notamment indiqué le communiqué. La même source a mis en avant et vivement salué toutes «les formes de cohésion et de forte liaison entre le peuple et son armée», dénonçant «la virulente campagne menée par des moyens vils afin de porter atteinte à l’Armée nationale populaire (ANP) et à son Commandement et aux relations de confiance solides et durables entre l’ANP et son peuple». La même source appelle la classe politique, les personnalités nationales, les ulémas et la société civile à «adopter un dialogue responsable afin de dégager un consensus concernant les voies de sortie de crise et accélérer l’installation d’une instance indépendante chargée de l’organisation et de la surveillance des élections, permettant de se mettre sur la voie d’une élection présidentielle dans des délais raisonnables, et ce, en vue d’éviter de faire perdurer la conjoncture actuelle et d’éviter les répercussions de la période de transition, de manière à préserver la sécurité et la stabilité de notre cher pays, à lui éviter le vide constitutionnel et à permettre aux institutions de l’Etat la réalisation des aspirations de la nation». Il est à rappeler que plusieurs initiatives de sortie de crise ont été formulées dans un contexte marqué par le Hirak, tous les vendredis, depuis le 22 février dernier.
Pas plus tard que jeudi dernier, c’était au tour de représentants de l’élite nationale de dévoiler, à la faveur de la tenue à Alger du «Forum de l’élite et des personnalités nationales du Hirak populaire», une plateforme de propositions en vue de parvenir à une feuille de route à même de concrétiser les revendications populaires et aplanir le terrain à «un projet national restaurant la légitimité des institutions républicaines et constitutionnelles». Ces élites ont insisté sur le «respect urgent de la souveraineté du peuple, à travers l’application des articles 7 et 8 de la Constitution», et à «la préparation d’une conférence nationale inclusive réunissant les différents acteurs ». Ils ont souligné par ailleurs «l’impératif d’organiser la présidentielle dans un délai de six mois au plus tard», au lieu d’aller vers un Conseil constitutif, ont-ils mis en exergue.
Soraya Guemmouri
Auteur: elmoudjahid
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