Les partis constituant les Forces de l’alternative démocratique ont annoncé, hier à Alger, la tenue, le 31 août 2019, d’une réunion nationale ouverte à tous, en vue d’élaborer une feuille de route pour sortir de la crise politique que traverse le pays. Lors d’une conférence de presse au siège du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), les partis des Forces de l’alternative démocratique ont appelé toutes les forces nationales «désireuses de concrétiser les revendications exprimées par le peuple depuis le 22 février à prendre part à la réunion du 31 août, pour s’entendre sur une feuille de route à même de mettre un terme à la crise que traverse le pays». Pour ces formations politiques signataires, le 26 juin dernier, du Pacte pour une transition démocratique, «une période de transition est nécessaire pour créer un climat politique et institutionnel». La tenue d’une élection présidentielle, à la lumière des lois actuelles, est «une tentative visant à sauver le système en place», estiment ces partis qui prônent «la rupture avec le système». Les Forces de l’alternative démocratique comptent le RCD, le Front des Forces socialistes (FFS), le Parti des travailleurs (PT), le Parti socialiste des travailleurs (PST), l’Union pour le changement et le progrès (UCP), le Mouvement démocratique et social (MDS) et la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH). Concernant la réunion du 31 août, le président du RCD, Mohcine Belabbas, a précisé qu’«elle sera ouverte à tous sans exclusive, le plus important étant de sortir avec une vision et des solutions en adéquation avec les revendications du peuple». Parmi les propositions considérées par les initiateurs de cette initiative comme condition sine qua non pour mettre fin à la crise, figure l’adoption «d’une Constitution consensuelle par référendum populaire», avant l’organisation d’une élection présidentielle, a-t-il dit, jugeant que «le peuple, qui sort chaque semaine pour exiger le départ du système, ne participera pas à une élection sous les lois actuelles». S’agissant du dialogue auquel a appelé le chef de l’État dans son message du 4 juillet, M. Belabbas considère que «M. Bensalah n’a pas appelé à un dialogue, mais à l’échange de vues entre les acteurs». Le président du RCD a affirmé, à l’occasion, «la nécessité pour l’institution militaire de se conformer à ses missions constitutionnelles». Pour sa part, la présidente du parti de l’UCP, Zoubida Assoul, a estimé que la réunion de fin août sera ouverte, «notamment aux jeunes qui doivent avoir un rôle à jouer dans la résolution de la crise actuelle», indiquant que la modification de certaines dispositions de la Constitution en vue de réaliser un équilibre des Pouvoirs «est une condition essentielle avant d’évoquer la présidentielle, pour éviter l’accaparement du pouvoir». Les partis des Forces de l’alternative démocratique ont, par ailleurs, appelé à «…l’ouverture du champs politique et médiatique, et au départ de tous les symboles du système».
Auteur: elmoudjahid
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