Le ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables, à travers le CNFE, a entamé un programme de renforcement des capacités au profit des journalistes dans le domaine de l’environnement, des énergies renouvelables et du développement durable.
La cérémonie de lancement, qui s’est déroulée au Centre International de Conférences d’Alger, a été présidée par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, M. Hassane Rabhi, et Mme Fatima-Zohra Zerouati, la ministre de l’Environnement et des Énergies renouvelables.
«Cette synergie établie entre nos deux ministères nous a permis de réunir toutes les conditions garantissant le bon déroulement de ces journées de formation de sorte qu’on puisse renforcer davantage leurs connaissances générales et offrir les conditions idoines pour une sorte de spécialisation», a déclaré le porte-parole du gouvernement.
M. Rabhi a affirmé que ce domaine constitue un des défis important de l’heure et que le gouvernement algérien est conscient de la nécessité de prendre en compte la question de l’impact sur l’environnement.
Aussi, le ministre a fait savoir que cette formation constitue le prélude d’une série d’autres journées qui vont porter sur d’autres thèmes tels que : la santé, le travail, l’agriculture et la justice. «Le but étant que la corporation des médias puisse avoir une meilleure connaissance de ces sujets auxquels la société accorde une importance particulière», a-t-il dit.
Par ailleurs, et en ce qui concerne «la délivrance de la carte professionnelle du journaliste spécialisé», M. Rabhi a indiqué que son département a convié les membres de la corporation aux fins de travailler en étroite collaboration pour introduire les réformes nécessaires au secteur de la communication, au mieux des intérêts de tous les partenaires. «Parmi les propositions qui ont été faites, c’est justement la constitution d’une commission qui aura pour mission la délivrance d’une carte du journaliste», a-t-il annoncé avant d’ajouter : «J’estime que c’est à cette instance que va revenir la responsabilité de décider de l’octroi de la carte du journaliste professionnel».
De son côté la ministre de l’Environnement a fait savoir que les sessions de formation qui concerneront 720 journalistes se déroulerons au niveau des annexes du conservatoire national des formations en environnement des wilayas. «Ce programme permettra d’offrir les connaissances de base en vue d’élever le niveau de conscience et susciter la responsabilité pour la préservation et la protection de l’environnement qui se traduira par un changement de comportement respectueux de l’environnement», a-t-elle dit.
Le programme portera sur les thématiques suivantes : gestion intégrée des déchets, éducation environnementale pour un développement durable, conservation de la biodiversité, production propre et consommation durable, énergie renouvelable et économie verte. D’autres objectifs de cette formation concernent l’amélioration de la qualité de l’information diffusée à travers les différents médias, et la création d’un réseau de journalistes spécialisés dans le domaine de la communication environnementale qui jouera un rôle effectif dans la généralisation de l’éducation environnementale.
Les premières sessions de ce programme débuteront simultanément à Alger, Tipasa, Boumerdès, Blida, Oran, Mostaganem et Sidi Bel-Abbès, le 23 juin 2019, pour une durée de dix jours et se poursuivront tout au long de l’année.
Cette formation sera encadrée par le Conservatoire national des formations à l’environnement (CNFE) qui est sous tutelle du ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables et dispensée par des experts spécialisés dans le domaine de l’environnement et des énergies renouvelables.
« L’ère du financement non conventionnel est révolue. »
«L’Algérie n’aura pas recours à l’endettement extérieur en dépit des difficultés financières, et l’ère du financement non conventionnel adopté par l’Algérie depuis quelques années, est bel et bien révolu», a annoncé le ministre et porte-parole du gouvernement en marge de la cérémonie.
M. Rabhi a affirmé que le gouvernement avait pris des mesures devant permettre au pays d’éviter les risques qui pourraient porter préjudice à l’économie nationale.
«La préservation du pays, de l’économie et ses institutions nationales est la responsabilité de tout un chacun», a-t-il fortement souligné. Le porte-parole du gouvernement a fait remarquer que l’Algérie dispose de réserves de change lui permettant d’éviter le scénario de l’endettement extérieur. «Notre pays se portera mieux dans un proche avenir et ce, grâce au travail sérieux, l’exploitation des atouts du pays et le renforcement du dialogue», a-t-il dit.
« Le gouvernement actuel gère les affaires courantes avec responsabilité et efficacité. »
M. Rabhi a noté que l’actuel gouvernement veille à la gestion des affaires courantes de l’Etat, avec «responsabilité et efficacité» et ce, à travers la prise de décisions visant à prendre en charge les préoccupations du citoyen et à améliorer ses conditions de vie.
Soulignant, dans ce contexte, le rôle et la responsabilité de la presse, le ministre, qui a dit apprécier le travail qui est fait. Il exprimera le vœu de voir le journaliste faire montre de responsabilité au vu de ce que traverse le pays, qui a besoin d’une convergence de vues pour franchir cette étape au mieux de ses intérêts, de sa stabilité et des conditions à même d’arriver à une étape qualitative qui profitera au citoyen dans les différents domaines économique, politique et culturel. Il y a lieu de rappeler que sur les 6.556,2 milliards de DA (mds DA), mobilisés par le Trésor auprès de la Banque d’Algérie (BA) au titre de la mise en œuvre du financement non conventionnel entre la mi-novembre 2017 et fin janvier 2019, 3.114,4 mds de DA ont été injectés dans l’économie, soit près de la moitié, selon une note de la Banque d’Algérie (BA).
Selon la note qui fait le point sur la mise en œuvre de ce financement, un solde de 945,1 mds de DA est abrité au compte de Trésor auprès de la BA et donc non encore injecté dans l’économie.
Un montant de 656,7 mds de DA est logé dans le compte du Fonds national d’investissement (FNI) auprès du Trésor dans la perspective de son utilisation, en fonction des besoins avérés, alors qu’un montant de 1.830 mds de DA fait l’objet d’une stérilisation par la Banque d’Algérie, à travers ses différents instruments. Sur l’encours global mobilisé (les 6.556,2 mds de DA), un montant de 2.470 mds DA a servi au financement du déficit du Trésor, au titre des années 2017 et 2018 et partiellement au titre de l’exercice 2019, selon la BA. Un montant de 1.813 mds DA a, d’autre part, contribué au remboursement de la dette publique à l’égard des entreprises nationales Sonatrach et Sonelgaz, ainsi qu’au financement du remboursement de l’emprunt obligataire pour la croissance.
En outre, 500 mds DA ont été destinés à la Caisse nationale de retraite (CNR) pour le refinancement de sa dette à l’égard de la CNAS. Selon la même source, ce financement a permis également d’alimenter le Fonds national d’investissement (FNI) d’un montant de 1.773,2 mds de DA, destiné aux opérations de financement des programmes de logements AADL, du déficit de la CNR et de projets structurants.
Sarah A. Benali Cherif
Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.