Le président du Forum civile pour le changement (FCPC) Abderrahmane Arar, a expliqué que «le plus important à réaliser actuellement est de «s’entendre sur un cadre commun pour le dialogue». Dans une interview publiée, hier, par le quotidien arabophone El Khabar, M. Arar a expliqué qu’en dehors d’un cadre officiel pour le dialogue, les parties prenantes ne peuvent se réunir pour réfléchir sur une solution politique à la crise du pays». «La situation politique intenable nous oblige à assumer notre responsabilité historique à l’égard de notre pays», dit-il, avant de signaler également que le panel des personnalités politiques proposées  pour diriger «l’instance de médiation et de dialogue» ont été choisies «au regard de leur contributions et efforts à résoudre les problèmes politiques ainsi que pour ce qu’ils représentent sur l’échiquier politique». Sur les réserves de certains observateurs à propos de la liste des personnalités, Arar a expliqué que l’initiative du FCPC servirait les intérêts du pays. «L’instance du dialogue et de médiation vise à mettre fin à la paralysie et à ouvrir sans tarder le processus du dialogue» et de mentionner que «la crise politique actuelle ne s’explique pas par l’insuffisance des efforts déployés ou des propositions faites en vue de sortir de cette impasse».
Pour M. Arar, «le consensus sur la nécessité du dialogue existe auprès de classe politique, des acteurs de la société civile ainsi que des tenants du  pouvoir» mais la problématique est «la définition des  mécanismes et procédures pour le lancement du dialogue». 
Admettant «l’urgence du dialogue pour le bon fonctionnement des institutions de l’Etat», M. Arar a expliqué que «l’exploitation médiatique et partisane était prévue» lors de l’annonce du panel des personnalités ajoutant que le seul souci était de «réussir l’approbation auprès de l’opinion publique».
Il a affirme que le FCPC «partage avec les personnalités proposés leurs positions par rapport aux préalables du dialogue : à savoir la levée de toutes les mesures de restrictions à l’encontre des manifestants, la libération du champ d’expression et le respect des libertés individuelles».
M. Arar a affirmé dans le même contexte que le pouvoir a exprimé, à maintes reprises, la volonté de rencontrer les acteurs de la société civile et les représentants du Hirak, en vue de trouver une issue consensuelle.
Il précise que l’initiative du FCPC «n’implique pas tous les acteurs de la société civile, et n’entend pas parler aux noms de ces derniers» mais que le plus important est «de réunir l’ensemble des bonnes volontés autour de la table de dialogue, dans le seul souci de préserver la stabilité du pays», a-t-il dit. «Ces personnalités, que nous avons contactées individuellement, depuis le mois de mai dernier ont affiché leur volonté de participer à cette initiative de sortie de crise qui se veut indépendante de toute chapelle politique» a assuré M. Arar,
Il faut mettre en exergue, dans ce contexte que le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah n’ayant eu de cesse de prôner un dialogue s’est engagé à en confier la direction à des personnalités nationales indépendantes et crédibles, assurant que l’Etat ne sera pas partie prenante.
A rappeler que sur la liste de personnalités dévoilées la semaine dernière par le FCPC, figurent les noms de Djamila Bouhired, Mouloud Hamrouche et Mokdad Sifi, l’ancien président de l’APN, Karim Younès, et Ahmed Taleb Ibrahimi.
Les autres personnalités ont été choisies parmi les scientifiques, des constitutionnalistes de renom, des hommes de droit, des femmes et des hommes issus de la société civile, «choisies pour leur implication avec le Hirak et qui ne sont pas impliqués dans des affaires de corruption et n’ont pas été liées à l’ancien régime et n’ont aucune ambition politique», explique M. Arar.La constitutionnaliste Fatiha Benabbou, Islam Benattia, comme représentant du Hirak, l’avocat Mustapha Bouchachi, le sociologue Nacer Djabi, l’économiste Ismaïl Lalmas, le syndicaliste Lyes Merabet, Nafissa Lahrèche et Aïcha Zennai figurent également sur la liste. A signaler que certaines personnalités ont exprimés «des réserves», concernant la participation aux rencontres que cette instance entend lancée prochainement
    Tahar Kaidi
 

Auteur: elmoudjahid
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