La résistance de cheikh Amoud Ben El-Mokhtar constitue l’un des maillons de la chaîne des résistances menées par le peuple algérien contre l’occupation de l’Algérie par la France en 1830.
Cette insurrection constitue la deuxième phase de la lutte menée par les populations touaregs en 1881 contre les tentatives d’expansion du colonialisme français dans le Sahara algérien. Ce qui a eu pour conséquences d’entraver cette expansion vers l’extrême Sud durant une période considérable. Le neveu et la nièce du cheikh Amoud ainsi que le fils du moudjahid Bradaï Moulay Ahmed, étaient hier, les invités du forum de la mémoire qui a initié un débat autour de la contribution de la région du Sud à la guerre de Libération nationale. Les participants au forum de la mémoire ont mis l’accent, sur la nécessité de mettre en exergue le soutien et la contribution de la région du Sud algérien à la glorieuse Révolution de Novembre 1954.
«Cette contribution et ce soutien à la guerre de Libération nationale ont permis d’étendre la lutte armée et de mettre en échec les velléités de la France coloniale d’isoler la Révolution et de porter un coup à l’intégrité territoriale du pays», dira M. Hassen Medghouri, maître de conférences à l’université de Djelfa. Le conférencier rappellera qu’«après avoir imposé leur mainmise sur tout le nord de l’Algérie, les autorités coloniales commencèrent à s’intéresser au grand Sud en vue de l’occuper, contrôler le commerce au Sahara ainsi que ses richesses, la dernière étape étant de relier l’Algérie aux autres colonies françaises en Afrique occidentale».
L’enseignant universitaire expliquera que «Ces tentatives de colonisation furent confrontées à un refus et une résistance violente dans la région du Hoggar et du Tassili qui a duré environ un demi siècle et occasionné aux Français des pertes considérables, les contraignant à reculer et retardant d’autant la date d’occupation du Sahara».
L’invité du forum dira que «La vaste étendue du Sahara constituait un bastion pour les révolutionnaires et une zone de résistance qui a commencé du temps de l’Emir Abdelkader qui s’est assuré du soutien des populations touaregs, une résistance qui s’est attelée à préserver le patrimoine culturel et historique dans sa profonde dimension nationale, à travers l’engagement des notables et des populations et leur attachement aux valeurs suprêmes pour la défense du pays». Le conférencier adressera enfin un appel aux chercheurs et historiens pour approfondir leurs œuvres sur la contribution de la région à guerre de Libération nationale. La nièce du cheikh Amoud Ben El-Mokhtar rappellera que celui-ci a réussi à mener contre la pénétration française, au Sahara, la résistance targuie dont la première prise de contact fut en 1881 et que cheikh Amoud, a fait subir à l’armée coloniale française de nombreuses défaites dans diverses batailles. Tout en appréciant cette halte à la mémoire des moudjahidine et chouhada des régions du sud du pays, le neveu du cheikh Amoud et le fils du moudjahid Bradaï Moulay Ahmed déplorent le fait que le grand rôle joué par cette immense région du pays durant cette phase de l’Histoire de l’Algérie n’a pas été assez mis en valeur.
Les intervenants ont plaidé pour la valorisation du rôle qu’a joué cette région algérienne dans le desserrement de l’étau sur la lutte de Libération et des sacrifices consentis par les moudjahidine de l’Armée de libération nationale dans le Sud.
Farida Larbi
Auteur: elmoudjahid
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