Pour le compte de l’année académique 2021-2022, les parents ou tuteurs d’élèves des lycées et CES peuvent déjà procéder au paiement des frais de scolarité et d’examens de leur progéniture. Et comme depuis 03 ans déjà, le paiement se fait exclusivement par voie électronique. Au lycée Bilingue de Mimboman, l’administration a pris la peine de rappeler la procédure aux parents d’élèves « Afin de faciliter la procédure d’inscription pour le compte de l’année scolaire 2021-2022 au Lycée Bilingue de Mimboman, il est nécessaire de suivre les étapes suivantes : … – Se diriger le plus tôt possible auprès de l’un des opérateurs afin de s’acquitter pour les intermédiaires de ses frais exigibles…et des frais d’examens » peut-on lire dans une note rédigée par le lycée. Les opérateurs retenus par le ministère de l’enseignement secondaire sont : MTN Cameroun, Campost, Express Union, United Bank for Africa (Uba) et Afriland First Bank. Avec ces différents opérateurs, le Minesec a signé avec une convention sur la concession de la collecte et de la comptabilisation de ces paiements.

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L’objectif recherché à travers la mise en place de ce système digital est d’assurer une traçabilité et une sécurisation de ces recettes publiques. « Le recours au digital permet de régler un problème qui est celui de l’opacité dans la gestion des frais d’examens et de scolarité, car il apporte beaucoup de transparence. Souvenez-vous que l’on a eu à faire dans ce pays au phénomène de détournement des frais d’examens qui devient de plus en plus en plus récurrent…ce nouveau système vient également mettre un terme au phénomène de marchandage des places dans les établissements scolaires», nous révèle un cadre au Minesec.

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Au-delà de la transparence, la digitalisation du paiement des frais d’examens et de scolarité contribue à alléger la charge des parents d’élèves, qui, jadis s’alignaient en longues files d’attentes devant les établissements scolaires pour s’acquitter de ces frais. Aujourd’hui, c’est plus simple. Une fois le paiement effectué via l’un des opérateurs susmentionné, le parent devra présenter le reçu de paiement à l’intendant du lycée ou du CES pour validation. « C’est une mesure qui me satisfait beaucoup, car ça me fait non seulement gagner en temps mais c’est plus sûr. Vous avez certains enfants à qui on remettait leurs frais de scolarité et ces derniers détournaient à d’autres fins. Quand ce n’était pas les élèves, c’étaient les chefs d’établissement qui prenaient la poudre d’escampette avec notre argent », commente Brice Azangwe, parent d’élève résidant dans la ville de Yaoundé.

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Le paiement des frais d’examens et de scolarité devient de fait un marché non-négligeable pour opérateurs retenus. Notre source au ministère des Enseignements secondaires nous révèle que la pluralité des opérateurs répond à un souci de proximité avec les parents. « Nos partenaires ne doivent pas aller convaincre les chefs d’établissements pour que ceux-ci leur réserve l’exclusivité du paiement des frais de scolarité. Nous avons pris plusieurs opérateurs pour diversifier les modes de paiement tout en répondant au souci de proximité » avait cependant relevé en 2019 le Pr Nalova Lyonga. Il revient dès lors à chaque opérateur de développer sa stratégie pour capter le plus grand nombre d’inscriptions. Notre source au Minesec nous révèle aussi que les opérateurs ayant fort taux de pénétration dans les zones reculés « gagnent toujours les plus grandes part de marché ».

René Ombala

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Auteur: EcoMatin
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