Le 21 février dernier, à l’initiative du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID), la présidente élue de la résistance iranienne, des députés français, des personnalités politiques et experts ont participé à un débat ayant pour thème les perspectives 2019 en Iran.

Le régime iranien est actuellement embourbé dans plusieurs crises tant en interne que sur le plan international, et le Guide suprême, le mollah Ali Khamenei, est en bout de course. Révoltes populaire se soldant par des morts et des arrestations massives, grèves et manifestations quasi quotidiennes dans tous les secteurs de la société iranienne, ajoutez à cela les sanctions américaines. Vous obtenez un climat explosif !

Lors de ce colloque, qui s’est tenu à la salle Colbert de l’Assemblée nationale, les intervenants ont souligné que la paix dans cette région du monde est conditionnée au rôle stabilisateur de l’Iran. Seule, la mise en place d’un Iran moderne, respectueux de la primauté du Droit et de celui de ses citoyens peut le permettre.

Les participants soutiennent que le régime du Guide suprême a été encouragé dans le terrorisme via la politique de complaisance de l’Union Européenne. Il est temps selon eux de mettre un frein à ses actions terroristes, ses ingérences déstabilisatrices au Moyen-Orient mais également à son programme nucléaire et balistique. Tous attendent une réaction des autorités françaises et européennes à la hauteur des crimes perpétrés et en préparation.

Même si des sanctions ont été prises par la France et de l’Union Européenne contre le ministère du Renseignement, cela reste insuffisant. Les membres de l’Union Européenne devraient condamner plus fermement la politique recourant au terrorisme, aux exécutions des mineurs et la mort en détention de plusieurs manifestants arrêtés lors des soulèvements dans le pays. Et ce, avant de poursuivre le dialogue avec les autorités iraniennes.

Ils ont mis en lumière que l’application d’une politique réaliste vis-à-vis de l’Iran ne peut reposer que sur la prise en compte des revendications démocratiques du peuple iranien. Ils ont aussi condamné la répression exercée par les mollahs. Enfin ils ont affirmé leur soutien à l’opposition démocratique incarnée par la coalition du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) dont l’objectif est l’établissement de la démocratie en Iran.

Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI a tenu un discours où elle a fait le bilan de la présidence de Rohani. Elle dénombre des milliers d’exécutions, plusieurs massacres à Achraf et Liberty en Irak où se trouvaient les membres des Moudjahidines du peuple. Elle dénonce aussi la dilapidation de toutes les richesses de l’Iran dans les guerres au Moyen-Orient, les opérations terroristes du ministère des Renseignements, le programme de missiles des pasdaran ou encore les divers actes terroristes sur le sol européen contre les opposants iraniens.

Elle a demandé aux représentants du peuple français, de prendre l’initiative d’une politique courageuse pour l’Union européenne, dans laquelle la France et l’UE se placeraient aux côtés du peuple iranien en respectant sa lutte pour la liberté et la démocratie. “Il faut reconnaître le droit à la résistance des Iraniens pour renverser la tyrannie religieuse” a-t-elle précisée.

Elle affirme que la fin du régime iranien et de la dictature religieuse qui règne dans le pays depuis 40 ans est proche. Pour elle, il est possible de renverser le régime des mollahs et d’instaurer la paix, l’égalité et la liberté au Moyen-Orient grâce à une politique de fermeté et à une volonté inébranlable.

La lutte contre l’intégrisme n’est pas encore terminée, Maryam Radjavi, est plus que jamais prête, avec le soutien du peuple iranien, à instaurer une république non nucléaire fondée sur la séparation de la religion et de l’Etat, l’égalité des femmes et des hommes, l’abolition de la peine de mort, l’indépendance de la justice, l’autonomie des minorités ethniques.

On peut donc dire que la clé de la réussite est entre les mains du peuple iranien.

Les députés se sont succédés pour apporter leur soutien à cette alternative. Michèle de Vaucouleurs, présidente du CPID, a souligné que: « Le CPID a choisi de se mettre aux côtés du peuple iranien, contrairement à d’autres qui tentent à réduire la problématique iranienne à l’accord sur le nucléaire et le commerce avec l’Iran des mollahs, nous pensons que l’impératif démocratique doit prédominer les échanges avec l’Iran.»

André Chassaigne, vice-président du CPID, a dénoncé les violations des droits de l’homme en Iran et appelé la France à lutter aux côtés du peuple iranien. Il faut faire parvenir les crimes contre l‘humanité de ce régime au Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il dit.

Hervé Saulignac, député socialiste a noté que « si le régime en est venu à employer son réseau de diplomates (pour les actes terroristes) c’est que la résistance se multiplie partout. »

De nombreux autres députés ainsi que des personnalités comme Ingrid Betancourt, l’ancien premier ministre d’Algérie, sid Ahmed Ghozali, l’expert en droit de l’homme Tahar Boumedra ou François Colcombet, président de la Fondation d’Etudes pour le Moyen-Orient (FEMO), ont partagé l’optimisme qui régnait lors de cette rencontre.

(Intérim)

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Auteur: LNT-Dir
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