Ahmed Gaïd Salah, chef d’Etat-Major de l’armée. Photo MDNLe chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, tient à appliquer l’articles 102 de la Constitution, malgré le refus affiché par des millions d’Algériens qui ont manifesté hier à travers tout le pays.
« La position de l’ANP demeure immuable, dans la mesure où elle s’inscrit constamment dans le cadre de la légalité constitutionnelle et place les intérêts du peuple algérien au-dessus de toute autre considération, en estimant toujours que la solution de crise ne peut être envisagée qu’à travers l’activation de articles 7, 8 et 102 », a indiqué, aujourd’hui samedi, le ministère de la Défense nationale dans un communiqué.
Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion qui a regroupé, ce samedi, le Chef d’état-major de l’ANP avec les Commandants de Forces, le Commandant de la 1ère région militaire et le secrétaire général du ministère de la Défense nationale.
Le MDN a accusé, dans son communiqué, des parties de « mener une campagne médiatique virulente à travers les différents médias et sur les réseaux sociaux contre l’ANP et faire accroire à l’opinion publique que le peuple algérien rejette l’application de l’article 102 de la Constitution ». Cet article prévoit de transférer les prérogatives du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika au président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah. Ce dernier, l’une des plus vieilles figures du régime en place, a été décrié par les manifestants qui sont sortis hier pour exiger le changement radical du système politique. D’ailleurs, le chef d’état-major de l’ANP n’a pas échappé aux critiques formulées par une partie des manifestants.
L’article 7 de la Constitution, proposé comme solution par les manifestants, stipule : « Le peuple est la source de tout pouvoir ».
L’article 8 prévoit que « Le pouvoir constituant appartient au peuple. Le peuple exerce sa souveraineté par l’intermédiaire des institutions qu’il se donne. Le peuple l’exerce aussi par voie de référendum et par l’intermédiaire de ses représentants élus. Le Président de la République peut directement recourir à l’expression de la volonté du peuple ».
Il faut signaler que le Conseil constitutionnel n’a pas réagi aux voix appelant à la destitution du président Bouteflika, dont le 4e mandat prend fin le 28 avril prochain.
Auteur: Farouk Djouadi
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