Il semble que le confinement est en passe de lasser et, à la longue, agacer les citoyens dans leurs domiciles. Les tentations de l’air extérieur sont, de plus en plus excitantes, après un mois et demie de privation.
Dans notre pays, les gestes barrières sont sacrés pour préserver la vie des
populations, avant toute autre considération. On est durement frustré de se
voir ôter les plaisirs des randonnées nocturnes, pendant ce mois du carême et
des veillées entre amis, à siroter du café cassé. D’autant plus que, les
voisins de l’outre-mer viennent de donner le feu vert au déconfinement à
l’adresse des compatriotes ibériques. Par contre, la France estime qu’elle en a
encore pour un peu plus de mois de confinement.
A voir le bilan quotidien de la pandémie, visiblement en nette
amélioration, en nombre de rémissions, en particulier, on est plutôt rassurés
sur l’avenir du pays, à ce titre, quoique les atteints du Covid 19, ne soient pas
encore en chute substantiellement. Tout reste à dire que la seconde date butoir
sera, sans doute, encore une fois dépassée. Tant mieux, car la crise endémique paraît
être cernée de toutes parts, par les mesures restrictives, à plus d’un titre, mais
aussi par la mise en place du couvre-feu, dès le début du Ramadan.
Les Autorités publiques plus que jamais, déterminées à en finir, à travers
toutes les opérations mises en avant sur ce plan sanitaire. En fait, ces
anticipations à la fois promptes et opérantes, suscitent l’admiration de nombre
de pays qui n’ont pas eu de cesse de tresser des lauriers à notre pays, tout au
long du parcours marqué de mobilisation et de détermination de ses composantes.
Son potentiel, gravé dans le marbre, continuera à se ressaisir pour venir à
bout de la crise virale, mais également de la crise économique qui sévira juste
après. On a fait le choix de la vie et on est prêt à assumer, jusqu’au bout. Il
s’agira de remettre en selle le tissu entrepreneurial, plus spécialement les
petites et moyennes entreprises, par le biais de l’incitation foncière de
l’Etat et de la même dynamique dont il fait preuve, lors de la production des
masques qui s’érige, aujourd’hui, en seconde position mondiale. En plus, dans
le même esprit de création en interne, on s’attellera pour de bon, sur
l’autosuffisance alimentaire, à partir des produits du terroir qu’il va falloir
renforcer et généraliser sur toutes les contrées du territoire national.
De même, on mettra le paquet sur les secteurs de la santé et de l’éducation
dont le déficit avait longuement fait défaut dans une nation émergente comme la
nôtre, depuis des lustres. Dans le même ordre d’idées, on évoquera, entre
autre, celui du tourisme qui, à coup sûr, a bien accusé le coup, durant cette
période d’arrêt quasi complète de la machine touristique, et toutes ses activités
parallèles.
Certes, on eut décidé de cadenasser les frontières aériennes, au point de
transformer le parc hôtelier en lieux de repos des
staffs médicaux et infirmiers, ainsi que
les unités des agents d’autorité, sans parler des patients en convalescence. Mais,
il importe de s’y mettre à fond, au sortir de la pandémie, en vue de redresser
une stratégie touristique, déjà en panne. Il est vrai qu’on sort de sa
coquille, du côté du département central, afin de colmater certaines brèches,
notamment la révision et le soutien des contrats en direction de plusieurs
segments du domaine.
Mais, il n’en demeure pas moins vrai que le système des voyages nécessite
une remise en question radicale, sur tous les niveaux, dès aujourd’hui, pour
prendre de vitesse nos concurrents traditionnels de la Méditerranée qui sont
plus affectés et mettront du temps à se remettre d’aplomb…
Du pain sur la planche pour notre pays qui se devra fortement de s’attaquer
à ces retombées pandémiques, avec les mêmes charges d’entrain et d’engouement,
imprégnées dans une solidarité et un dévouement hors pair.
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Auteur: M’hammed rahal
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