«Je me permets de vous révéler que 100 jardins d’enfants ont été fermés, car ne respectant pas le cahier des charges relatifs à cette activité. La plupart des écoles maternelles en Algérie travaillent avec différents programmes qui nécessitent un suivi et une connaissance du type de leçons que les enfants suivent.» C’est ce qu’a confié la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, célébrée le 1er juin de chaque année.
Ghania Eddalia a indiqué, à cette occasion, que de nouvelles mesures visant à «unifier» l’aspect pédagogique de ces établissements, à la fois éducatifs et de loisirs, ont été prises et seront appliquées à partir de la prochaine rentrée sociale, et affirmé que les crèches ont fait l’objet d’enquêtes diligentées par la tutelle, et ce en coordination avec les collectivités locales. Résultats des courses, pas moins de 50% de ces établissements privés à caractère pédagogique exercent illégalement. Dans le même sillage, la ministre a souligné qu’Alger compte à elle seule plus de 450 jardins d’enfants agréés par le ministère de l’Éducation accueillant pas moins de 50.000 enfants. En 2018, 56 agréments pour la création de centres d’accueil de la petite enfance (jardins d’enfants et crèches) devant répondre au cahier des charges ont été délivrés dans la capitale, en vue de couvrir les besoins croissants en la matière et de répondre à la forte demande.
«Ces institutions jouent un rôle important dans l’éducation de ces enfants. Une grande responsabilité incombe aux directeurs des crèches de protéger ces derniers», a-t-elle ajouté, révélant au passage que des enquêtes ont été ouvertes sur l’activité de certaines associations opérant illégalement. Eddalia a fait savoir que ses services avaient fini par examiner l’ensemble des textes de loi réglementaires portant sur la promotion et la protection de l’enfance.
À ce propos, deux décrets exécutifs sur six projets de décret, ainsi que l’approbation du projet définissent les conditions de la mise en place d’institutions sont en cours d’élaboration. 
Il faut signaler que la gestion des crèches est régie par le décret exécutif du 17 septembre 2008 qui fixe les conditions de création, d’organisation et de contrôle des centres d’accueil de la petite enfance. Un cadre juridique rendu aujourd’hui caduc, selon les spécialistes de la question, et ce devant la prolifération de ce genre d’activités, érigées, souvent, en commerce juteux, loin de répondre au cahier des charges. Outre les prix exorbitants (10.000 à 30.000 par mois), trop d’insuffisances sont à cet effet relevées, los des opérations de contrôle. Elles sont liées essentiellement aux conditions d’hygiène, du stockage de denrées alimentaires avec des produits détergents, de l’utilisation d’ustensiles en plastique ayant un impact sur la santé des enfants ou encore de l’absence d’espaces verts (beaucoup de  crèches se limitent à des appartements, chose interdite par la loi). Ce qui explique en grande partie la fermeture de ces crèches par les pouvoirs publics. Il est à présent nécessaire d’adopter un programme unifié pour cours dispensés dans la phase préparatoire afin de «préserver» la personnalité et l’identité de l’enfant, tout en prévoyant l’enseignement des langues.
Sami Kaïdi

Auteur: elmoudjahid
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