Par Faouzi SNOUSSI

Les deux premiers jours de cette semaine ont été marqués par un certain laisser-aller des citoyens, au niveau du respect des mesures sanitaires, ce qui risque de porter un grave préjudice au pays, avec une possibilité de prolongement du confinement sanitaire général.

Les forces sécuritaires et militaires font de leur mieux pour faire respecter les consignes, mais cela ne semble pas être le cas pour les citoyens, avec une certaine connivence des pouvoirs publics.

Près de 40 mille permis de conduire et de cartes grises ont été saisis, avec près de 1200 voitures automobiles confisquées, mais cela ne semble pas dissuader les autres automobilistes qui font comme si de rien n’était, alors que les policiers et les soldats sont au four et au moulin, et risquent de perdre le nord.

A cela s’ajoute, bien sûr, les décisions et les mesures prises par le gouvernement qui laissent, toujours, de l’avance aux récalcitrants. Sinon, comment on explique les attroupements observés, à l’occasion de la distribution de l’aide sociale, avec un tohu-bohu inimaginable, en d’autres occasions, en plus des attroupements devant les bureaux de poste, dans les commerces et les grandes surfaces commerciales.

Aujourd’hui, le temps n’est plus à ces images désolantes qu’on observe un peu partout, dans le pays, alors que la situation exige davantage de sévérité et d’intransigeance, dans l’application des consignes de sécurité, surtout qu’il y va de l’avenir de toute une population qui risque d’être contaminée.

A ce propos, il semble que le gouvernement n’a pas une grande connaissance du comportement de la population tunisienne et l’on peut dire que les responsables ne connaissent pas le peuple auquel ils ont affaire. Et, pour y remédier, il est nécessaire que les décisions soient plus réfléchies et mieux préparées… parce que citoyen, inconscient de la situation que le pays est en train de vivre, exploite chaque faille pour faire ce que bon lui semble et enfreindre les restrictions, comme s’il joue au chat et à la souris, avec ses gouvernants.

La conjoncture actuelle se prête à merveille à ces jeux, avec l’impunité qui sévit, par la volonté de certaines parties qui exploitent le désordre à bon escient… mais, il faut que cela cesse, rapidement, parce que le pays court de graves risques.

Auteur: letemps1
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.