Le taux de pénétration du gaz naturel à Médéa passera, à fin 2019, à 90%, contre 75% actuellement, à la faveur du raccordement de nouvelles localités, a assuré hier le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, lors d’une visite de travail dans la wilaya. «L’effort colossal consenti par les pouvoirs publics pour assurer une large couverture de nos régions en gaz naturel et en électricité va se poursuivre encore, dans l’objectif d’aboutir au raccordement total des communes de la wilaya», a indiqué le ministre, en marge de la mise en service du réseau de distribution de gaz naturel au profit de 1.000 foyers dans la commune de Tlet-Douairs, à 50 km au sud de Médéa.
Mettant en exergue les efforts accomplis par l’Algérie en matière de raccordement au gaz naturel, en particulier dans les zones rurales, M. Guitouni a fait observer que «l’Algérie est le seul pays au monde où il existe le concept de + gaz du rif+, eu égard au niveau de pénétration du gaz naturel dans des zones situées hors agglomérations urbaines». Il a fait part, dans le même contexte, de la volonté de l’État de continuer sur cette voie, assurant que «la où il existe un réseau de maillage de transport de gaz, il sera procédé au raccordement des agglomérations urbaines secondaires et autres concentrations d’habitants importantes qui nécessitent un raccordement en gaz».  L’évolution du taux de couverture, aussi bien en gaz naturel qu’en électricité, s’est traduite par un «repeuplement de près de 80% des villages désertés durant la décennie noire», a relevé le ministre, affirmant que des efforts supplémentaires seront déployés afin d’encourager les anciens habitants des contrées affectées par le terrorisme à retourner à leur résidence d’origine. M. Guitouni a procédé, dans ce cadre, à la mise en service du réseau de gaz au profit de pas moins de 69 foyers, situés dans le village d’Aïn-Ahmed, commune d’Aïn-Boucif, à 75 km au sud de Médéa, dans le cadre de l’aide au retour des populations à leurs lieux de résidence d’origine.

Équiper les véhicules en Sirghaz

Les firmes de montage de voitures sont appelées, à l’avenir, à fournir «entre 10 et 20% de véhicules roulant au Sirghaz de façon à inverser la tendance actuelle», en augmentant la part d’utilisation de ce type de carburant, a aussi déclaré le ministre. Un cahier des charges «en cours d’élaboration», en collaboration avec le ministère de l’Industrie, définira «la part de véhicules dotés de kit Sirghaz qui va sortir, plus tard, des ateliers de montages en SKD installés dans le pays», a affirmé M. Guitouni, en marge de l’inauguration de la station service Naftal de Beni-Slimane, à 70 km à l’est de Médéa. L’objectif de cette nouvelle démarche est d’arriver au seuil d’un million de véhicules roulant au Sirghaz, à l’horizon 2021, a souligné le ministre, tout en insistant sur «l’impératif de changer de mode de consommation et d’inverser la tendance actuelle qui privilégie l’utilisation d’autres carburants, notamment l’essence et le gasoil, au dépend du Sirghaz, plus économique et moins polluant».