
«On paie les charges pour rien !» ; «L’ascenseur ne marche pas, on n’a pas de concierge, pas de femme de ménage», «Nous assurons nous-mêmes l’entretien des parties communes et des espaces verts. A quoi sert Gest-Immo ?»… Ces récriminations nous sont répétées par de nombreux habitants des cités AADL, de Bouinan à Sidi Abdellah, et de Bab Ezzouar à Sebbala.
Ils accusent ainsi ouvertement Gest-Immo (pour gestion immobilière), la filiale de l’AADL qui fait office d’administrateur du parc immobilier de l’Agence nationale pour l’amélioration et le développement du logement, de manquer à ses obligations. Gest-Immo est notamment chargée de la collecte des traites mensuelles et des charges locatives des souscripteurs ainsi que de l’entretien des cités et de la maintenance des équipements.
Et dans le cadre de ce reportage sur les nouvelles cités de l’Algérois, nous avons naturellement sollicité l’entreprise à propos de ces «défaillances» dont on l’accuse afin de recueillir son point de vue.
Le 30 novembre, nous sommes aimablement reçus par le directeur général de Gest-Immo Djalel-Eddine Dahmani au siège de l’entreprise, sis à Aïn Naâdja. Il était accompagné du directeur général adjoint Abdelhak Saïdi Alouani et de la directrice de la communication de la filiale.
M. Dahmani nous apprend qu’il est à la tête de Gest-Immo depuis quatre mois seulement. M. Saïdi lui aussi a été nommé à son poste il y a à peine quelques mois. C’est donc une nouvelle direction qui a été mise en place. Nos hôtes se sont gardés toutefois de charger leurs prédécesseurs. A noter que Gest-Immo a été créée en 2009.
«L’entreprise couvre un parc de 217 000 logements», déclare M. Saïdi, ajoutant qu’elle «emploie 2554 travailleurs». «Un effectif suffisant à condition qu’il soit doté de moyens», souligne le directeur général adjoint. Et ce sont justement les moyens qui ont longtemps fait défaut à la filiale de l’AADL.
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Auteur: Anis Khecheba
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