Le secteur sanitaire joue un grand rôle dans la protection et la promotion de la santé. Bien que nécessaire, il produit malheureusement des déchets spéciaux, avec des risques d’infection, de contamination, de toxicité et des risques d’accidents mécaniques. La gestion des déchets de soins est une préoccupation importante dans le domaine de la santé.
Les activités liées aux professions de la santé produisent des déchets dangereux. En effet, elles utilisent des produits chimiques, dont le traitement doit être soigneusement pris en charge. Il s’agit notamment des déchets d’activités de soin à risques infectieux, déchets chimiques dangereux et les déchets radioactifs
La diversité de ces déchets hospitaliers induit une organisation particulière de conditions et de rythmes de collecte… il est essentiel de veiller à ce que le tri des déchets hospitaliers soit le plus rigoureux possible, afin d’éviter tout risque sanitaire, mais également toute pollution de l’environnement. Il faut multiplier les formations des personnes intervenant dans les filières de tri qui est primordiale en plus de l’identification rigoureuse des déchets à la source qui s’avère indispensable afin d’optimiser le tri.
Afin de mieux maîtriser cette activité importante dans la chaîne d’hospitalisation
La Maison de l’environnement de Djelfa envisage l’organisation prochaine de journées de formation pour une meilleure gestion des déchets médicaux, a-t-on appris du responsable de cette structure, Lamine Bettache. Dans une déclaration à l’APS, M. Bettache a indiqué que « la Maison de l’environnement organise depuis un moment des sessions de formation et des rencontres autour de différentes thématiques au profit des franges de la société, notamment les associations activant dans le domaine de l’environnement, auxquelles un événement est prévu prochainement relatif à la meilleure gestion des déchets médicaux ».
Le poids des maladies nosocomiales pèse lourdement sur les hôpitaux, en raison des problèmes d’hygiène et de l’absence de normes dans le tri des déchets. Le taux de décès dûs aux maladies nosocomiales varie entre 2 et 8% et diffère d’un pays à l’autre. Le rôle des correspondants d’hygiène formés ces dernières années est primordial. Pour les spécialistes en la matière, il est urgent de lutter contre les maladies nosocomiales qui font un ravage. Il faut veiller à faire la distinction entre les collectes, afin d’éviter toute erreur et mauvaise manipulation. Les normes de tri des déchets sont, aujourd’hui, connues.
Il est donc nécessaire de les mettre en application et de veiller au respect des protocoles de tri et de surveillance permanente pour assurer la sécurité des malades et accueillir ces derniers dans un hôpital propre. Les accidents exposant au sang constituent aussi un problème majeur auquel fait face le personnel médical. 25% de ces accidents surviennent lors des prélèvements de sang. Après avoir présenté les différentes mesures de prévention contre ces contaminations et les normes de bonnes pratiques pour le tri et le conditionnement des déchets.
L’hôpital étant partie intégrante de la ville, se doit de participer activement, en dehors des activités de soins, à assurer la sécurité et l’accueil des patients.
La prévention de certaines maladies et la contamination en milieu hospitalier passent obligatoirement par le tri des déchets, la formation continue afin d’éviter la transmission de certaines maladies contagieuses, au moyen de certains consommables médicaux, tels que les seringues, notamment chez le personnel soignant et les agents d’entretien, afin de protéger le malade et les corps médical et paramédical des maladies nosocomiales.
Ces journées seront organisées au profit du personnel des hôpitaux chargé de gérer ce type de déchets ainsi qu’aux associations et entreprises privées intéressées par la thématique. Elles interviennent au moment où les regards sont souvent orientés vers la propreté de l’environnement et la gestion des déchets ménagers, alors que les moyens de traitement, de collecte, d’enfouissement ou d’élimination des déchets médicaux sont involontairement écartés, partant, loin de la sensibilisation et des formations, estime le responsable de la Maison de l’environnement de Djelfa.
En parallèle à cette activité, la Maison de l’environnement s’attellera, selon le même responsable, à intensifier son action de sensibilisation auprès des citoyens, notamment à la veille de la saison estivale où il est impératif de préserver la propreté de l’environnement et des lieux de détente. Elle s’emploiera également à consacrer la culture de la préservation de l’environnement auprès des petits et des jeunes adhérents aux scouts et aux associations, ces jeunes devant représenter leurs wilayas de la meilleure façon qui soit au niveau des côtes algériennes.
R. S.
Auteur: elmoudjahid
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