Le terrorisme ne cesse de gagner du terrain en Afrique où la lutte contre ce fléau s’avère inefficace, en dépit des efforts consentis en vue de l’endiguer. Le constat dressé est sans équivoque. «La Minusma (Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation pour le Mali) et le G5 Sahel ne suffisent pas. Nous devons trouver des moyens de coordination plus élargis et plus efficaces pour aider ces pays voisins (Mali, Burkina, Niger) à combattre le terrorisme», a affirmé jeudi dernier le président ivoirien, Ouattara, après avoir rencontré son homologue sénégalais, Sall. Devant cette insécurité grandissante et les dangers qu’elle présente, le président burkinabè, Kaboré, a sollicité «la contribution ferme et engagée de la communauté internationale et de tous les hommes épris de paix, de justice et d’équité», car a-t-il dit «c’est ensemble que nous viendrons à bout du péril terroriste». Pour sa part, le président sénégalais a estimé qu’il fallait «développer des solidarités, mais également des synergies en matière de renseignements et de coopération sécuritaire» entre les pays dans un «contexte marqué par l’insécurité et la présence grandissante de forces du mal». Ces déclarations, tenues le même jour, sont à la fois un aveu d’impuissance et un appel de détresse en direction de la communauté internationale. Elles dénotent aussi du désarroi dans lequel se trouvent les pays de l’Afrique de l’Ouest, d’autant que la progression de ce fléau auquel est confronté un nombre croissant de pays africains est facilitée par la combinaison de nouveaux facteurs que sont l’internet et l’intéressement financier des jeunes rendus vulnérables par la pauvreté et l’absence de perspectives socio-économiques dans des pays aux richesses qui profitent aux autres. Que faire dès lors ? Ce qui est sûr c’est que l’Afrique ne peut rester les bras croisés et accepter d’être livrée aux organisations qui veulent faire du continent noir leur sanctuaire pour se livrer en toute impunité à leurs activités criminelles. D’où aussi ces appels lancés par les trois présidents africains. 

En fait, le salut réside dans l’indispensable mobilisation au plan national et le développement d’une coopération bilatérale régionale et internationale. C’est la condition sine qua non pour que ces pays en danger soient à même de relever les défis de sécurité aux frontières auxquels ils font face. Cela est d’autant plus nécessaire que le continent africain se caractérise par des frontières vastes et poreuses, une grande circulation transfrontalière habituelle de personnes et de faibles capacités institutionnelles. 

Nadia K.

Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.