L’appel du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à «une retenue maximale» et une «désescalade immédiate» après l’intensification des hostilités entre Israël et les groupes armés de la bande de Ghaza a-t-il favorisé l’accord de cessez-le-feu entre les leaders palestiniens et Israël ? Son implication via aussi son envoyé pour le Proche-Orient qui a travaillé de pair avec l’Egypte pour mettre un terme à cette nouvelle agression, y est certainement pour quelque chose. Entré en vigueur hier, cet accord vient clôturer un autre épisode du conflit palestino-israélien. Mais le calme qui règne ce premier jour de Ramadhan à Ghaza est loin d’être définitif. Il est et restera sous la menace d’une nouvelle poussée de fièvre tant que le conflit palestino-israélien n’aura pas été réglé. Dès lors faut-il s’en persuader, les agressions israéliennes ne s’arrêteront pas. Pis encore, elles dureront tant que Israël estimera qu’il a le droit d’agir comme bon lui semble car assuré de l’ impunité que lui procure son allié américain. Le dernier tweet du président Trump est du reste sans équivoque : «Nous soutenons Israël à 100% dans la défense de ses citoyens», a-t-il réitéré. Le rôle de l’administration Trump dans l’exacerbation du conflit est désormais une vérité admise par tous. Depuis son entrée en fonction, le 45e locataire de la Maison-Blanche n’a eu de cesse de rompre avec la politique historique des États-Unis sur la question palestinienne, foulant au pied les résolutions de l’ONU et le consensus international obtenu au bout de plusieurs années d’efforts diplomatiques déployés en vue de trouver une solution qui rend justice au peuple palestinien. Il en est ainsi de la solution à deux Etats, défendue et prônée par la communauté internationale. Toutefois le plan de paix que Jared Kushner gendre et conseiller du président Trump s’apprête à dévoiler veut définitivement enterrer cette option. Devant ce parti pris américain, les efforts de l’ONU ne serviront à rien. Les incendies que l’organisation éteint régulièrement demeurent toujours allumés. Ainsi la dernière flambée de violences en date remettait en cause un accord conclu fin mars.
Nadia K.
Auteur: elmoudjahid
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