Désormais, il n’y a plus le moindre doute sur le contenu de la proposition de paix américaine pour le Proche-Orient attendue pour le 9 avril prochain, date à laquelle elle doit être officiellement présentée par le président Trump ou Jared Kushner, son gendre-conseiller chargé de travailler sur ce dossier. Cette proposition ne pourrait être que défavorable aux palestiniens. Et ceux qui auraient pu nourrir un quelconque espoir de voir dans cette proposition un semblant de partialité et de justice ne pourront être que déçus. Et pour cause, le parti pris, voir l’alignement de l’administration américaine depuis l’avènement du 45e Président américain sur les désidératas israéliens, n’est plus à démontrer. Du reste, Washington vient de faire une nouvelle démonstration en décidant de fusionner son consulat général à El-Qods occupée avec son ambassade pour former une unique mission diplomatique. Que cela soit une «violation des résolutions de légitimité internationale», comme dénoncé par l’OLP n’est pas pour gêner l’administration américaine. Ce qui compte c’est de plaire à Tel Aviv. Pourtant en agissant ainsi, les USA se discréditent un peu plus et confirment, si besoin est, qu’ils n’ont plus la neutralité et la légitimité nécessaires pour mener à bien les négociations de paix entre palestiniens et israéliens. Mais cette attitude partiale, affichée ouvertement, fournit toutefois les arguments à la revendication de l’Autorité palestinienne de vouloir «une conférence de paix internationale réunissant les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies», seul moyen permettant de relancer le processus de paix. Mais la participation des 5 pays du Conseil de sécurité ne suffit pas. Si le rôle et la responsabilité de la communauté internationale sont soulignés pour permettre à la lutte et aux sacrifices du peuple palestinien le recouvrement de ses droits aliénés d’aboutir, il n’en reste pas moins vrai que la nation arabe est interpellée également. C’est à elle que revient en premier l’obligation de soutenir de manière indéfectible le combat des palestiniens. Or force aussi est de rappeler que les pays arabes n’ont pas toujours été à la hauteur de leur devoir à l’égard de la cause palestinienne, quand bien même, faut-il par ailleurs le souligner, les palestiniens ont prêté le flanc par leur division et leurs différends. Mais il n’est pas trop tard pour se ressaisir et changer le cours des choses.
N. Kerraz
Auteur: elmoudjahid
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