La sagesse écarte les orages», disait Voltaire. La pertinence de la citation de l’écrivain et philosophe français est toujours de mise. Ainsi, même s’il ne le connait pas, le chef de la diplomatie américaine semble en être partisan. Pour preuve, alors que de nouveau la crainte d’un embrasement de la région du Golfe s’est faite sérieusement sentir après les attaques contre des installations pétrolières saoudiennes revendiquées par les Houthis mais incombées de force à Téhéran , les déclarations de Mike Pompeo faites lors de sa tournée dans le Golfe ont éloigné le danger d’une riposte armée que Washington avait laissé entendre à l’encontre de l’Iran. A moins que les déclarations du chef de la diplomatie iranienne ne soient pas tombées dans l’oreille d’un sourd. En effet, interrogé par la télévision américaine CNN, Mohammad Javad Zarif a déclaré qu’ «une frappe américaine ou saoudienne déclencherait une guerre totale», ajoutant que son pays ne voulait «pas la guerre mais ne tremblerait pas s’il s’agissait de se défendre». Voilà qui a le mérite d’être clair sur les intentions de Téhéran. En écho, Mike Pompeo a affirmé lors de sa tournée dans le Golfe : «Nous sommes ici pour bâtir une coalition destinée à parvenir à la paix et à une solution pacifique». Mais pas seulement. Il a ajouté espérer que l’Iran voit les choses «de la même manière». À ces propos qui tendent à faire croire que le recours à la force pour dépasser ce nouveau différend n’est plus envisagé, est venu s’ajouter un autre geste d’apaisement. A savoir, l’octroi par l’administration américaine de visas à la délégation iranienne devant se rendre à New-York pour assister à l’Assemblée Générale des Nations unies. Mais à croire que la sagesse dont fait preuve Washington dans la gestion de ce dossier n’est pas pour plaire à tout le monde. Ainsi, le chef de la diplomatie saoudienne a réagi sur Twitter aux propos de son homologue américain en avertissant que «toute complaisance envers Téhéran allait l’encourager à commettre d’autres actes de terrorisme et de sabotage dans notre région». Fasse que l’administration Trump ne tombe pas dans le piège et qu’elle saura éviter toute action ou décision susceptible de conduire à un point de non retour. Or la guerre n’a jamais été la solution aux problèmes posés.

Nadia K.

Auteur: elmoudjahid
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