La violence et la répression auxquelles ont recours systématiquement les forces d’occupation marocaines dans les territoires sahraouis contre la population locale sont contre-productives. Elles ne feront que renforcer la détermination des sahraouis à poursuivre leur combat pour l’obtention de leurs droits légitimes dont celui d’organiser un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU. Mais Rabat, obnubilé par sa volonté de gagner du temps, pense qu’en agissant ainsi il pourra éviter l’inévitable. A savoir, l’accession du Sahara occidental à son indépendance. Et pour cause, la répression et l’usage excessif de la violence, et l’histoire l’aura démontré, sont un moyen qui n’anéantira jamais la volonté d’un peuple qui aspire à se libérer du joug de son colonisateur. Réprimer des manifestations pacifiques, comme celle des jeunes chômeurs sahraouis, jeudi, est au contraire un signe de faiblesse et prouve, si besoin est, que l’occupant est à court d’arguments face à des manifestants dont le seul tort est de revendiquer leur identité en portant des drapeaux de la République arabe sahraouie démocratique et en scandant des slogans contre l’occupation marocaine, tout en revendiquant la fin de l’occupation du territoire sahraoui. Pourtant ce droit que le Maroc continue de refuser aux sahraouis leur est reconnu. Lors de la dernière session de l’Assemblée générale de l’ONU, plusieurs Etats ont réaffirmé leur soutien à la cause défendue par le Front du Polisario et se sont exprimés en faveur du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance. L’entêtement dont fait preuve le Maroc est d’autant plus préjudiciable qu’il contribue à créer un climat d’insécurité et d’instabilité dont la sous-région se serait bien passée. Les sahraouis s’estiment en droit de poursuivre leur lutte en recourant à tous les moyens. C’est dire l’urgence qu’il y a à ce que la communauté internationale, qui s’est avérée incapable de mettre en œuvre sa propre volonté, change de méthode et agisse en tant qu’autorité garante des droits des peuples pour inciter le Maroc à respecter la légalité internationale. La nomination du successeur de Horst Köhler, démissionnaire de son poste d’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental, serait un premier pas sur la voie de cette volonté affichée par le patron de l’ONU de vouloir mettre un terme à un «conflit qui n’a que trop duré». 

  Nadia K.

Auteur: elmoudjahid
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