Après la conférence de Varsovie sur le Proche –Orient où le plan de paix américain avait été exposé à huis clos par Jared Kushner, voilà qu’un autre conseiller de Donald Trump et co-auteur de la proposition a présenté aux membres du Conseil de sécurité le fruit de leur co-travail, auquel a également participé l’ambassadeur américain en Israël. Mais au sortir de cette réunion, des diplomates ont affirmé ne pas avoir appris grand-chose. « Il ne nous a rien appris « ont-ils indiqué. Juste la confirmation que le plan de paix ne serait rendu public qu’après les élections parlementaires israéliennes du 9 avril et la formation d’un nouveau gouvernement. Une information connue puisque révélée par Jared Kushner aux participants de la conférence de Varsovie. C’est dire surtout que la vision américaine ne sera pas connue avant l’été prochain. Toutefois se voulant rassurant, Jason Greenblatt dira aux membres du Conseil de sécurité que les américains ont travaillé sur la base des «aspirations des Palestiniens, (et) des Israéliens « ce qui suppose que le plan satisfera les deux parties. Mais si l’on se fie aux propos des diplomates, force est de croire que le plan américain ne répondra qu’aux seules aspirations des israéliens. Pour preuve Jason Greenblatt évitera de s’attarder dès lors que la solution à « deux Etats « défendue par la communauté internationale a été évoquée. Il sera également peu prolixe sur l’articulation du futur plan américain avec l’initiative arabe de paix de 2002, qui prévoyait une normalisation des relations des pays arabes avec Israël en échange de son acceptation d’une paix sur les paramètres internationalement agréés (capitale, frontières, réfugiés). Une attitude qui est loin de surprendre. Tout comme les regrets, feints, de constater que les Palestiniens refusent de rencontrer les américains. Cette position des plus légitimes au regard du parti pris affiché par l’administration américaine et pour lequel aucun doute n’est permis après les décisions de considérer El Qods capitale d’Israël et de réduire voire de supprimer des financements américains en faveur des palestiniens. Une réalité qui fait dire d’ores et déjà que le plan américain est un mort-né.
Nadia K.
Auteur: elmoudjahid
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