La campagne de vaccination de la grippe saisonnière 2018-2019, qui a débuté le 15 octobre dernier et qui s’étalera sur toute la période automne-hiver semble être un succès. En effet, les 2,5 millions de dose de vaccins acquises par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ont été toutes administrées.
«Les stocks de vaccins antigrippaux ont été épuisés, ce qui nécessite de continuer ce processus de vaccination par l’import de nouveaux lots car certaines catégories de la société non pas encore été vaccinées», ce sont là, les affirmations du responsable du Centre de référence de la grippe et des virus respiratoires de l’IPA, le Dr Faouzi Derrar, qui était, hier, l’invité de l’émission «Kahwa w journane» (Un café et un journal) de la chaîne privée Ennahar TV.
D’ailleurs, quelque 370.000 doses supplémentaires ont été, en janvier dernier, mises sur le marché. Le Pr. Derrar a affirmé, dans ce sillage, «la commande a été faite selon les besoins exprimés par les structures, les institutions et les organismes publics. La campagne de vaccination antigrippale concernera l’ensemble de la population algérienne, en vue de rendre l’opération plus efficace», a-t-il affirmé.
Le virologue a souligné l’importance de la vaccination antigrippale qui, selon lui, constitue une meilleure prévention pour parer à toute éventualité d’épidémie susceptible de provoquer des conséquences néfastes, notamment chez les sujets fragiles qui ont des pathologies sous-jacentes.
A ce propos il rappelle que la vaccination antigrippale est notamment recommandée pour les plus de 65 ans, les patients atteints de certaines maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire…), les femmes enceintes et les personnes souffrant d’obésité morbide. Rappelant qu’en 2017 la grippe saisonnière avait causé le décès de 26 personnes.
Pour ce qui est de la prise en charge de cette pathologie, le spécialiste a mis l’accent sur la nécessité d’établir un bon diagnostic de la grippe et ne pas la confondre avec le syndrome grippal, qui possèdent tous deux, en général, les mêmes symptômes, fièvre, nez qui coule, fatigue, toux, maux de tête.
«Il n’y a aucun autre moyen de prévention contre la grippe, hormis la vaccination. Une fois vacciné, c’est dix jours plus tard que le corps dispose des anticorps nécessaires pour faire face aux attaques des virus en circulation. Aussi, la prévention se fait toujours avant l’épidémie et jamais après», a-t-il expliqué.
Pour rappel, en 2017 pas moins de 251 cas sévères de grippe ont été enregistrés la saison dernière. 51% de ces personnes ont nécessité une hospitalisation. La grippe a causé aussi le décès de 26 personnes durant la saison 2017/2018 dont 12% étaient des femmes enceintes. Dans le monde, chaque année, la grippe affecte 5 à 10% des adultes et 20 à 30% des enfants. En Algérie, les syndromes grippaux représentent environ 10% des motifs de consultation.
Ainsi, le virologue Faouzi Derrar a fait savoir que pour la saison 2018-2019, deux changements ont été introduits dans la composition du vaccin par rapport à celle de 2017-2018 et qui portent sur la souche vaccinale A/H3H2 et la souche B.
«90% des malades sont infectés par le virus H3H2, jusqu’à présent on déplore 3 décès», a-t-il annoncé.
Sarah A. Benali Cherif
Auteur: elmoudjahid
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